avvento 2023 cosa significa attendere

Editrice Shalom

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Autore: Editrice Shalom

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Avent : que signifie attendre ?

Annonciation de Marie

C’est de nouveau l’Avent et ce sera de nouveau Noël, mais que peut-il vraiment y avoir de nouveau après avoir vécu tant d’Avents et autant de Noëls ?
En réalité, tout peut être nouveau et l’attente de Noël peut véritablement marquer une nouveauté dans la vie quotidienne. Car nous ne sommes pas ceux de l’année dernière, d’il y a un mois, de la semaine dernière, d’hier… et de même que nous changeons, la vie, dans son déroulement, est une source de nouveauté. Mais pas d’une nouveauté bon marché, ni d’une nouveauté qui s’impose, ni d’une nouveauté qui bouleverse tout… celle-ci est en effet une nouveauté plus discrète et silencieuse, qui demande à être saisie et accueillie avec soin et attention ; avec le regard de celui qui ne considère rien comme allant de soi, mais reçoit tout comme un don.

La Maîtresse de l’attente

Pour nous ouvrir à la nouveauté de l’Avent qui vient à notre rencontre, laissons-nous guider par une authentique maîtresse de l’attente : Marie. Qui mieux qu’elle peut nous accompagner durant le temps qui nous sépare de la venue de Jésus ? Elle peut nous enseigner l’attente parce que elle-même attend avec nous que le temps s’accomplisse et que son Enfant vienne au monde.

Ce que signifie attendre

Marie est la maîtresse et don Tonino Bello est celui qui, par ses paroles d’amour à Marie, nous ouvre la porte à la compréhension de ce que signifie vraiment attendre.
Écoutons-le.
« La véritable tristesse, ce n’est pas lorsque, le soir, personne ne t’attend à ton retour à la maison, mais lorsque tu n’attends plus rien de la vie.

Et c’est la solitude la plus noire que tu souffres non pas lorsque tu trouves le foyer éteint, mais lorsque tu ne veux plus l’allumer : pas même pour un éventuel visiteur de passage. Lorsque tu penses, en somme, que pour toi la musique est finie. Et que désormais tout est joué. Et qu’aucune âme vivante ne viendra frapper à ta porte. Et qu’il n’y aura plus ni sursauts de joie à l’annonce d’une bonne nouvelle, ni tressaillements d’émerveillement face à un imprévu. Ni même frémissements de douleur devant une tragédie humaine : de toute façon, il ne te reste plus personne pour qui tu devrais avoir peur.
La vie s’écoule alors, monotone, vers un dénouement qui n’arrive jamais, comme une bande magnétique qui a trop tôt fini une chanson et se déroule interminablement, sans plus rien dire, vers sa dernière coupure.

Attendre : ou comment faire l’expérience du goût de vivre.

On a même dit que la sainteté d’une personne se mesure à l’ampleur de ses attentes. C’est peut-être vrai. Si tel est le cas, il faut en conclure que Marie est la plus sainte des créatures précisément parce que toute sa vie semble rythmée par les rythmes joyeux de celle qui attend quelqu’un.
Déjà le signe initial par lequel le pinceau de Luc l’identifie est chargé d’attentes : « Promise en mariage à un homme de la maison de David ». Fiancée, en somme.
Nul n’ignore à quelle moisson d’espérances et de battements de cœur fait allusion ce mot que toute femme éprouve comme le prélude de tendresses mystérieuses. Avant même que son nom soit prononcé dans l’Évangile, on dit de Marie qu’elle était fiancée. Vierge dans l’attente. Dans l’attente de Joseph. À l’écoute du bruissement de ses sandales, à la tombée du soir, lorsqu’embaumé de bois et de vernis, il serait venu lui parler de ses rêves.
Mais même dans la dernière image par laquelle Marie prend congé des Écritures, elle est saisie par l’objectif dans l’attitude de l’attente. Là, au Cénacle, à l’étage supérieur, en compagnie des disciples, dans l’attente de l’Esprit. À l’écoute du bruissement de son aile, à l’aube, lorsqu’embaumé d’onctions et de sainteté, il serait descendu sur l’Église pour lui montrer sa mission de salut.

Vierge dans l’attente, au début. Mère dans l’attente, à la fin.

Et dans l’arche soutenue par ces deux frémissements, l’un si humain et l’autre si divin, cent autres attentes déchirantes.

L’attente de sa venue, pendant neuf très longs mois. L’attente des formalités légales, célébrées avec des bribes de pauvreté et les joies de la parenté. L’attente du jour, le seul qu’elle aurait voulu repousser à chaque fois, où son Fils serait sorti de la maison sans jamais y revenir. L’attente de « l’heure » : la seule pour laquelle elle n’aurait pas su retenir son impatience et dont, avant le temps, elle aurait fait déborder la grâce sur la table des hommes. L’attente du dernier râle du Fils unique cloué au bois. L’attente du troisième jour, vécue dans une veille solitaire, devant le rocher.

Attendre : infinitif du verbe aimer. Ou plutôt, dans le vocabulaire de Marie, aimer à l’infini.

(extrait de Un mois avec Marie)

La Vierge Marie nous enseigne que attendre est l’infinitif du verbe aimer ; que ce soit donc le programme de l’Avent : aimer ! Aimer toujours, dans la joie, dans la lumière, dans la compréhension… mais aussi dans la fatigue, dans le brouillard, dans le doute… certains que nous ne sommes pas seuls, que nous ne le sommes plus depuis que Jésus s’est fait l’un de nous. Maranatha, viens Seigneur Jésus !

Bon Avent à tous !



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