Le bienheureux Carlo Acutis avait conçu et réalisé une magnifique exposition itinérante sur les Miracles eucharistiques. Cette exposition continue de parcourir l’Italie et le monde ; tous les miracles eucharistiques présentés dans l’exposition ont été réunis dans le livre Les miracles eucharistiques dans le monde, dont ce texte est extrait.

Un prêtre de Prague, qui voyageait en Italie, célébrait la messe dans la basilique de Bolsena (VT), lorsqu’au moment de la consécration un prodige se produisit : l’hostie se transforma en chair. Ce miracle affermit la foi du prêtre, qui doutait de la présence réelle du Christ dans l’Eucharistie. Les saintes espèces furent aussitôt examinées par le pape Urbain IV et saint Thomas d’Aquin. Le Pontife décida d’étendre à toute l’Église la fête du Corpus Domini « afin que ce très auguste et vénérable Sacrement soit pour tous la mémoire de l’extraordinaire amour de Dieu pour nous ».
Les recherches historiques actuelles confirment ce que rapportent les témoignages les plus anciens : le miracle eut lieu durant l’été 1264. Un prêtre de Bohême, Pierre de Prague, vint en Italie pour une audience avec le pape Urbain IV, qui, durant l’été, s’était installé à Orvieto (TR), accompagné notamment de saint Thomas d’Aquin et de nombreux autres théologiens et cardinaux. Pierre de Prague, juste après avoir été reçu par le pape, se mit en route pour retourner en Bohême. Sur le chemin du retour, il s’arrêta à Bolsena, où il célébra la messe dans l’église dédiée à sainte Christine. Au moment de la consécration, lorsque le prêtre prononça les paroles qui permettent la transsubstantiation, le miracle se produisit, ainsi que le décrit une plaque commémorative : « Soudain, cette hostie apparut visiblement comme une véritable chair aspergée de sang rouge, à l’exception de cette parcelle tenue entre ses doigts : ce qui, croit-on, ne se produisit pas sans mystère, mais plutôt afin que tous sachent qu’il s’agissait véritablement de l’hostie que le prêtre célébrant lui-même avait portée au-dessus du calice. »



Grâce à ce miracle, le Seigneur renforça la foi du prêtre qui, malgré sa piété et sa moralité éprouvées, nourrissait souvent des doutes quant à la présence réelle du Christ sous les espèces consacrées du pain et du vin. La nouvelle du miracle se répandit aussitôt, et le pape ainsi que saint Thomas d’Aquin purent vérifier immédiatement le prodige de leurs propres yeux. Après un examen attentif, Urbain IV en approuva le culte. Il décida ensuite d’étendre la fête du Corpus Domini, qui jusqu’alors n’était qu’une fête locale du diocèse de Liège, à toute l’Église universelle. Le pape chargea saint Thomas de rédiger la liturgie qui accompagnerait la bulle Transiturus de hoc mundo ad Patrem, dans laquelle sont exposées les raisons pour lesquelles l’Eucharistie est si importante pour la vie de l’Église.
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