il rosa il colore piu raro e gioioso della liturgia

Editrice Shalom

Tempo di lettura: 5 min
Autore: Editrice Shalom

Cosa troverai in questo articolo?

Le rose : la couleur la plus rare et la plus joyeuse de la liturgie

Chasuble couleurs liturgiques

Introduction

Pendant l’Avent, le IIIe dimanche, et pendant le Carême, le IVe dimanche, le prêtre peut monter à l’autel en portant une chasuble rose, ou plus précisément rosée. Ce choix pourrait susciter quelques ricanements, mais le rose fait partie de la tradition de l’Église depuis de nombreux siècles et possède une profonde valeur symbolique pour mieux comprendre encore la période durant laquelle il est porté.

Curieux de découvrir la signification de la couleur rose, la plus rare et la plus joyeuse des couleurs liturgiques ? Alors, poursuivez la lecture de l’article !

 

La couleur liturgique la plus rare

Le rose est une couleur liturgique rare que l’on remarque sur l’autel seulement deux fois par an : le IIIe dimanche de l’Avent, appelé dimanche Gaudete, puis le IVe dimanche du Carême, appelé dimanche Laetare.

Au cours de la liturgie, le prêtre change la couleur des ornements qu’il porte en fonction du temps liturgique ou du type de messe célébrée, afin de conférer une importance différente aux rites qu’il accomplit. En effet, chaque couleur liturgique a une signification bien précise que chaque fidèle devrait connaître pour pouvoir participer à la célébration avec une plus grande conscience.

Le rose, avec le rouge, le blanc, le vert et le violet, fait partie des couleurs liturgiques officielles mentionnées dans la Présentation générale du Missel romain (n° 346).

Mais comment en est-on arrivé à établir ces couleurs liturgiques ?

Brève histoire des couleurs dans la liturgie

Les couleurs liturgiques n’ont pas été établies au début du christianisme, mais se sont imposées peu à peu. Le blanc est probablement apparu à partir du IVe siècle et a été utilisé jusqu’au IXe siècle pour la liturgie du Temps ordinaire.

Au fil des siècles, diverses couleurs se répandent, sans toutefois parvenir à un usage univoque dans les célébrations de l’ensemble de l’Église.

Ce n’est qu’au XIIIe siècle qu’a lieu la première tentative visant à uniformiser l’usage des couleurs, à l’initiative d’Innocent III. Il définit un premier canon fondé sur les quatre couleurs liturgiques en usage à cette époque dans l’Église de Rome : le blanc pour les jours de fête, le rouge pour la Pentecôte et les fêtes des martyrs, le noir pour l’Avent et le Carême, et le vert pour les jours ordinaires. À ces couleurs s’ajoute ensuite le violet, comme substitut du noir (symbole du deuil et de la pénitence), autorisé les dimanches Gaudete et Laetare.

Par la suite, Pie V établit, dans le Missel romain de 1570, des indications sur l’usage des couleurs liturgiques valables pour toute l’Église : le vert pour le temps ordinaire ; le blanc pour les fêtes du Seigneur et des saints non martyrs ; le rouge pour la Pentecôte, les fêtes des saints martyrs et la fête de la Sainte Croix ; le violet pour l’Avent et le Carême, le noir pour la célébration des funérailles et le Vendredi saint. C’est précisément à cette époque que le rosé est ajouté aux couleurs liturgiques. En effet, puisque le violet remplace le noir du temps du Carême et de l’Avent, il faut trouver une nouvelle couleur à la place du violet afin de préserver la signification particulière des deux dimanches Gaudete et Laetare. Et c’est ainsi que le choix se porte sur le rosé, afin de ne pas trop s’éloigner du violet, qui reste néanmoins la couleur de référence de l’Avent et du Carême. Le violet, en effet, ne peut devenir rose qu’avec beaucoup de blanc (c’est-à-dire beaucoup de lumière) et une pointe de rouge (c’est-à-dire l’amour et la passion du Sauveur).

L’usage actuel des couleurs est presque resté inchangé et est établi dans la Présentation générale du Missel romain (n° 346). À ce numéro, à propos de la couleur rosée, il est précisé qu’« elle peut être utilisée, là où c’est la tradition, les dimanches Gaudete (IIIe de l’Avent) et Laetare (IVe du Carême) ».

 

Et alors, pourquoi la couleur rosée ?

Le violet est donc atténué, s’éclaircit d’espérance et devient rosé pour signifier la joie que l’on goûte déjà par anticipation : celle de Noël désormais imminent, due à la conscience que Dieu est avec nous, qu’il est de notre côté, qu’il est présent dans nos vies et qu’il veut nous renouveler par son amour.

La couleur rosée de la chasuble du prêtre est pour les fidèles une invitation à la joie pour la venue du Fils de Dieu parmi les hommes (Avent) et pour sa résurrection (Carême). Cette invitation devient un appel à la joie incessante comme mode de vie à adopter pour affronter le quotidien : « Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur. Le Seigneur est proche ! » (Ph 4,4-5). Et c’est précisément le rôle que les vêtements liturgiques de cette couleur jouent lors de ces deux dimanches particuliers : rappeler aux fidèles que même dans les moments d’attente, de souffrance, de tristesse et d’épreuve, la joie peut être présente, cette joie qui découle de l’œuvre de salut universel accomplie par Jésus, qui commence à Noël et trouve son accomplissement à Pâques. Une joie qui ne vient pas de nous, mais de l’Esprit Saint.

Le pape François nous rappelle que ce que le Seigneur nous offre « c’est la vraie vie, le bonheur pour lequel nous avons été créés. Il nous veut saints et ne s’attend pas à ce que nous nous contentions d’une existence médiocre, édulcorée, inconsistante » (Gaudete et exsultate 1).

Saint Joseph : le premier à porter le rose

Dans la Nativité de Duccio da Buoninsegna, saint Joseph est également représenté. Il se trouve à l’extérieur de la grotte, à gauche, assis sur les rochers escarpés qui entourent la cabane, et sa position en retrait mais attentive souligne son rôle dans la Sainte Famille. Il « ne cherche pas de raccourcis, mais affronte “les yeux ouverts” ce qui lui arrive, en en assumant personnellement la responsabilité » (pape François, Patris corde), c’est-à-dire celle de gardien de la Vierge et de l’Enfant. Cependant, ce qui frappe, c’est que c’est lui qui porte le rose, la couleur précisément attribuée au IIIe dimanche de l’Avent. Saint Joseph nous montre ainsi sa joie pour la naissance du Sauveur, la « joie quotidienne et transparente de la simplicité, la joie de celui qui garde ce qui compte : la proximité fidèle de Dieu et du prochain » (pape François, Patris corde). Par son écoute et sa disponibilité à se laisser guider par les paroles de l’ange du Seigneur, il nous interpelle et nous demande de vérifier la qualité de notre foi. Que dois-je retrouver afin que, comme saint Joseph, je sois moi aussi chaque jour fidèle à Dieu dans ma vie ?

 

Voir la couleur rose à la messe nous exhorte à remplir notre cœur de joie ; à tourner notre regard vers la célébration désormais proche de la naissance du Christ ! Il reste peu de temps avant sa venue. Nous savons que Dieu en personne vient nous visiter ! Tressaillons de joie et courons à sa rencontre ! Que la Vierge Marie nous aide à diriger nos pas vers Bethléem, pour rencontrer l’Enfant qui naît pour nous et ouvrir notre cœur à la joie !

 

Le IIIe dimanche de l’Avent approche : si vous souhaitez acheter une chasuble rose pour votre paroisse, rendez-vous sur ce lien :

Le rose : la couleur la plus rare et la plus joyeuse de la liturgie

Cosa troverai in questo articolo?