il triduo pasquale

Editrice Shalom

Tempo di lettura: 6 min
Autore: Editrice Shalom

Cosa troverai in questo articolo?

LE TRIDUUM PASCAL

Chemin de croix

Le Triduum pascal est le centre de toute l’année liturgique et le cœur du cheminement chrétien : il n’y a pas de célébration plus importante que celle-ci pour nous, chrétiens. Voici la succession des temps : de la célébration vespérale du Jeudi saint jusqu’à celle du Vendredi saint inclus s’écoule le premier jour du triduum, le jour de l’institution de l’Eucharistie, de la passion et de la mort du Seigneur ; du vendredi soir jusqu’au début de la Veillée pascale exclu, le deuxième jour, celui du silence absolu et du deuil, privé de toute célébration liturgique car l’Église pleure l’Époux qui repose au tombeau ; de la Veillée pascale aux secondes vêpres de Pâques, le troisième jour, celui de la victoire sur la mort et de la gloire du Christ ressuscité. Ces trois jours réactualisent et rendent présent, dans ses effets salvifiques, le mystère pascal de Jésus-Christ. Par la célébration du Triduum pascal, l’événement de notre salut devient contemporain de nous, et nous devenons contemporains de cet événement. 

Jeudi saint

Le matin du Jeudi saint, chaque diocèse se réunit dans la cathédrale autour de son évêque pour célébrer la Messe chrismale, au cours de laquelle sont bénis le saint chrême, l’huile des catéchumènes et l’huile des malades. Ces huiles seront utilisées pour les sacrements du baptême, de la confirmation et de l’ordre sacré, ainsi que pour le baptême, l’onction des malades et l’onction des catéchumènes ; en outre, les prêtres renouvellent les promesses sacerdotales faites le jour de leur ordination.
Le Triduum commence avec la messe vespérale de la « Cène du Seigneur », au cours de laquelle on fait mémoire de la dernière Cène de Jésus avec les apôtres, lorsqu’il institue l’Eucharistie et le sacerdoce ministériel, et « remet » le commandement de l’amour fraternel. 

Cette année encore, en raison de la pandémie, le lavement des pieds sera omis, conformément aux indications de la Conférence épiscopale italienne ; il est donc important de faire ressortir la signification spirituelle de ce geste. Jésus lave les pieds de ses disciples comme forme suprême d’amour et comme exemple du nouveau commandement de l’amour : « Je vous donne un commandement nouveau : aimez-vous les uns les autres. Comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres. À ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres » (Jn 13,34-35). 
Par ce geste, Jésus, le Fils de Dieu, affirme que l’homme s’accomplit dans le service, qui devient la véritable identité de toute personne, source de vie nouvelle ; il nous offre la juste clé pour interpréter la croix comme le service accompli pour nous rendre libres et nous restituer notre dignité de fils de Dieu, créés à son image et à sa ressemblance.
Le Jeudi saint s’achève par l’adoration eucharistique, en mémoire de l’agonie de Jésus qui se retire pour prier devant le Père au jardin de Gethsémani. Il sera possible de rester en adoration, dans le respect des règles liées à la pandémie et du couvre-feu, en évitant les déplacements entre les églises au-delà de sa propre paroisse.

Vendredi saint

Le Vendredi saint est le jour où l’on fait mémoire de la passion de Jésus, de sa crucifixion et de sa mort. Dès le matin, la communauté se réunit pour réciter l’Office des lectures et les Laudes. Puis, vers midi, elle se réunit pour célébrer la mort du Seigneur avec la récitation de l’Heure médiane.
À partir de 15 h 00 commence la « Célébration de la Passion du Seigneur », qui commémore les deux aspects du mystère de la croix : la souffrance qui prépare la joie de Pâques, l’humiliation et la honte de Jésus d’où surgit sa glorification. Aujourd’hui est déjà Pâques : le Christ qui meurt sur la croix « passe » de ce monde au Père ; de son côté jaillit pour nous la vie divine : nous « passons » de la mort du péché à la vie en Dieu.

La célébration se déroule en trois moments : 
1. Liturgie de la Parole, composée des lectures tirées de l’Ancien et du Nouveau Testament, de l’Évangile de Jean, proclamé sous forme de dialoguée, et de la Prière universelle solennelle, par laquelle nous ouvrons notre cœur avec celui de Jésus et prions pour le monde entier.
2. Adoration de la sainte Croix ; ce rite connaîtra lui aussi quelques modifications : les fidèles peuvent avancer en procession et faire une révérence à la croix par une simple génuflexion ou une profonde inclination, mais sans embrasser la croix : le baiser est réservé au seul président de la célébration. Il convient de garder à l’esprit ce qui est indiqué au n° 19 du Missel (p. 157) : si la procession d’adoration semblait imprudente en raison d’une forte participation, le célébrant, après avoir adoré personnellement la croix, se place devant l’autel et invite l’assemblée à l’adoration de la croix, en la tenant élevée afin qu’elle puisse être contemplée en silence par les fidèles.
En levant les yeux vers le Crucifié, nous adorons Celui qui est venu prendre sur lui le péché du monde et nous donner la vie éternelle. Nous rendons grâce à Dieu car, d’un arbre qui avait apporté la mort, la vie a de nouveau jailli.
3. Communion eucharistique : les fidèles peuvent recevoir la communion eucharistique avec le pain consacré le Jeudi saint. En effet, le Vendredi saint, aucune messe n’est célébrée.
Habituellement, le soir du Vendredi saint est consacré à la pratique du Chemin de croix, qui est né précisément pour rappeler le douloureux chemin parcouru par Jésus depuis le moment où lui et ses disciples, « après avoir chanté l’hymne, sortirent vers le mont des Oliviers » (Mc 14,26), jusqu’au moment où le Seigneur fut conduit au « lieu du Golgotha » (Mc 15,22), crucifié et enseveli dans un tombeau neuf, creusé dans le roc d’un jardin voisin. Malheureusement, en raison de la covid, le Chemin de croix ne pourra pas être célébré selon les modalités habituelles.  

Samedi saint

Le Samedi saint célèbre le mystère de l’ensevelissement du Christ : ce tombeau vide, qui prépare le triomphe au-delà de toutes les apparences, souligne dans le christianisme l’importance de l’espérance.
C’est un jour consacré au recueillement et à la prière. Dès le matin, la communauté se réunit pour réciter l’Office des lectures et les Laudes. 
Tous les fidèles attendent la résurrection, qui sera annoncée durant la Veillée pascale. Selon une très ancienne tradition, aucune messe n’est célébrée, l’autel reste dépouillé, pour symboliser l’absence du Christ. 
L’Eucharistie ne peut être reçue qu’à l’article de la mort. 

Pâques de la Résurrection

La fête de Pâques de la Résurrection conclut le Triduum pascal en célébrant la joie et le triomphe de Jésus ressuscité. La Veillée pascale, « mère de toutes les veillées », comme l’appelle saint Augustin, nous donne, par sa riche symbolique, la perception du mystère du salut longuement préparé par la miséricorde de Dieu.
Même en cette période de pandémie, la Veillée pascale pourra être célébrée dans toutes ses parties comme le prévoit le rite, à une heure compatible (compte tenu du caractère nocturne de la célébration), dans le respect de l’horaire du couvre-feu.
Le dimanche de Pâques, l’annonce continue de retentir avec joie : « Alléluia, le Christ est ressuscité ». Avec la résurrection de Jésus, l’amour s’est révélé plus fort que la mort, plus fort que le mal. Le pape François dit : « La Résurrection du Christ est le principe d’une vie nouvelle pour tout homme et toute femme, car le véritable renouvellement part toujours du cœur, de la conscience. Mais Pâques est aussi le commencement du monde nouveau, libéré de l’esclavage du péché et de la mort : le monde enfin ouvert au Royaume de Dieu, Royaume d’amour, de paix et de fraternité.
Le Christ vit et demeure avec nous. Il montre la lumière de son visage de Ressuscité et n’abandonne pas ceux qui sont dans l’épreuve, la douleur et le deuil. Face aux nombreuses souffrances de notre temps, que le Seigneur de la vie ne nous trouve ni froids ni indifférents. Qu’il fasse de nous des bâtisseurs de ponts, et non de murs. Lui qui nous donne sa paix, qu’il fasse cesser le fracas des armes, tant dans les contextes de guerre que dans nos villes, et qu’il inspire les dirigeants des Nations afin qu’ils s’emploient à mettre fin à la course aux armements et à la diffusion préoccupante des armes, en particulier dans les pays économiquement les plus avancés. Que le Ressuscité, qui a grand ouvert les portes du tombeau, ouvre nos cœurs aux besoins des nécessiteux, des personnes sans défense, des pauvres, des chômeurs, des exclus, de ceux qui frappent à notre porte à la recherche de pain, d’un refuge et de la reconnaissance de leur dignité.

Chers frères et sœurs, le Christ vit ! Il est l’espérance et la jeunesse pour chacun de nous et pour le monde entier. Laissons-nous renouveler par Lui ! Joyeuses Pâques ! ».

Joyeuses Pâques de la Résurrection !

LE TRIDUUM PASCAL

Cosa troverai in questo articolo?