liturgia del giorno 2 aprile 2021

Editrice Shalom

Tempo di lettura: 16 min
Autore: Editrice Shalom

Cosa troverai in questo articolo?

Liturgie du jour – 2 avril 2021

Chemin de croix

Triduum pascal – Vendredi saint – Passion du Seigneur
Propre

Textes tirés du Missel « Sur ta Parole » mars-avril 2021

Dans la liturgie du Vendredi saint, nous méditons le mystère de la mort du Christ et nous adorons la Croix. La célébration du Vendredi saint se déroule en trois moments : Liturgie de la Parole, Adoration de la Croix, Communion eucharistique. Selon une très ancienne tradition, l’Église proclame solennellement l’Évangile selon saint Jean. Jésus, par son sacrifice, a transformé la plus grande iniquité en le plus grand amour.
En adorant la croix, en regardant Jésus et en tournant notre regard vers son visage transfiguré, pensons à l’amour qu’il a eu pour chacun de nous.
Malheureusement, en raison de la pandémie, pendant l’adoration de la croix nous ne pourrons pas embrasser le Crucifié en signe d’affection et d’adhésion à lui, mais rien ne nous empêche de prendre un peu de temps pour lever les yeux vers Lui : parlons-lui de nos peines et de nos joies, de nos espérances et de nos déceptions, de nos erreurs et de nos réussites. Le message du Vendredi saint est précisément celui-ci : nous ne pouvons pas désespérer… après chaque mort, il y a toujours la résurrection. La mort ne l’emporte pas. Après la tempête vient toujours l’arc-en-ciel. 


PREMIÈRE LECTURE

Du livre du prophète Isaïe (Is 52,13 – 53,12)
Voici que mon serviteur réussira, il sera honoré, exalté et placé très haut. De même que beaucoup furent stupéfaits en le voyant – car il était si défiguré qu’il ne ressemblait plus à un homme, et son aspect n’avait plus rien d’humain –, de même il étonnera de nombreuses nations ; devant lui les rois resteront bouche close, car ils verront ce que personne ne leur avait dit, ils comprendront ce qu’ils n’avaient jamais entendu. Qui aurait cru ce que nous avons entendu ? À qui la puissance du Seigneur a-t-elle été révélée ? Il poussait comme une plante chétive devant lui, comme une racine dans une terre aride ; il n’était ni apparence ni beauté qui attire nos regards, ni éclat qui nous plaise. Méprisé, abandonné des hommes, homme de douleurs, familiarisé avec la souffrance, comme quelqu’un devant qui l’on se voile la face, il était méprisé, nous n’avions aucune estime pour lui. En fait, c’est lui qui a porté nos souffrances, il s’est chargé de nos douleurs, et nous, nous pensions qu’il était frappé, meurtri par Dieu, humilié. Or, c’est à cause de nos révoltes qu’il a été transpercé, à cause de nos fautes qu’il a été broyé. Le châtiment qui nous obtient la paix est tombé sur lui, et par ses blessures, nous sommes guéris. Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait son propre chemin, et le Seigneur a fait retomber sur lui nos fautes à nous tous. Maltraité, il s’humilie, il n’ouvre pas la bouche : comme un agneau conduit à l’abattoir, comme une brebis muette devant les tondeurs, il n’ouvre pas la bouche. Arrêté, puis jugé, il a été supprimé. Qui donc s’est soucié de son destin ? Il a été retranché de la terre des vivants, frappé à mort pour les révoltes de son peuple. On a disposé de sa tombe avec les méchants, de son sépulcre avec le riche, alors qu’il n’avait pas commis de violence et qu’on ne trouvait pas de tromperie dans sa bouche. Broyé par la souffrance, il a plu au Seigneur. S’il remet sa vie en sacrifice de réparation, il verra une descendance, il prolongera ses jours, et la volonté du Seigneur s’accomplira par lui. À cause de ses tourments, il verra la lumière et sera comblé. Par sa connaissance, le serviteur, le juste, fera que la multitude des hommes soit justifiée, car il prendra sur lui leurs fautes. C’est pourquoi je lui donnerai la multitude en partage, les puissants seront la part qu’il recevra, car il s’est dépouillé lui-même jusqu’à la mort, et il a été compté avec les pécheurs, alors qu’il portait le péché des multitudes et qu’il intercédait pour les pécheurs. – Parole de Dieu.

Commentaire de la première lecture

« À cause de ses tourments, il verra la lumière et sera comblé. Par sa connaissance, le serviteur, le juste, fera que la multitude des hommes soit justifiée, car il prendra sur lui leurs fautes » : la parole du prophète Isaïe s’accomplit pleinement dans le Christ, dans sa passion, sa mort, sa descente aux enfers et sa résurrection. Mais le chrétien aussi, le disciple fidèle, en reçoit les bienfaits ; mieux encore, le disciple pécheur (comme nous tous) peut trouver en lui non seulement l’espérance, mais la véritable confiance dans le salut. Désormais, aucun péché n’est plus au pouvoir du démon, mais sa nature perverse de péché a été rétablie par l’unique homme qui n’avait pas péché. Il est question d’un tourment intime, profond, bouleversant, qui déchire jusqu’à la chair : c’est précisément ce que notre Seigneur Jésus-Christ a vécu et porté pour notre salut. Le salut, comme la justification et la glorification, ne vient donc pas de nous, mais de Dieu. Pour nous, êtres plongés dans le péché, la situation est véritablement paradoxale : nous cherchons à nous sauver de toutes nos forces, que nous considérons comme personnelles, dues et conquises, alors que tout serait bien plus « simple » si nous acceptions de nous laisser sauver par Dieu.


DEUXIÈME LECTURE

De la lettre aux Hébreux (He 4,14-16 ; 5,7-9)
Frères, en Jésus, le Fils de Dieu, nous avons le grand prêtre par excellence, celui qui a traversé les cieux ; tenons donc ferme l’affirmation de notre foi. En effet, nous n’avons pas un grand prêtre incapable de compatir à nos faiblesses : en toutes choses, il a été éprouvé comme nous, excepté le péché. Avançons-nous donc avec assurance vers le Trône de la grâce, pour obtenir miséricorde et recevoir, en temps voulu, la grâce de son secours. [Le Christ,] pendant les jours de sa vie terrestre, offrit, avec un grand cri et dans les larmes, des prières et des supplications à Dieu qui pouvait le sauver de la mort, et, parce qu’il s’est soumis en tout, il fut exaucé. Bien qu’étant le Fils, il apprit par ses souffrances l’obéissance et, conduit à sa perfection, il devint pour tous ceux qui lui obéissent la cause du salut éternel. – Parole de Dieu.

Commentaire de la deuxième lecture

« Bien qu’étant le Fils, il apprit par ses souffrances l’obéissance et, conduit à sa perfection, il devint pour tous ceux qui lui obéissent la cause du salut éternel ». Les meilleurs maîtres spirituels affirment que, parmi les trois vœux promis à Dieu par les personnes consacrées (pauvreté, chasteté et obéissance), le plus exigeant, tant sur le plan spirituel qu’humain, est précisément l’obéissance ; la pauvreté et la chasteté en seraient une conséquence. Ainsi, en se référant de manière à la fois poétique et concrète au mariage, certains ont écrit de magnifiques pages sur l’aspect d’obéissance de ce sacrement. Obéir est divin. Se contenter du compromis, des choix à moitié, prétendre avoir toujours et uniquement raison, ne pas se mettre au service, tout cela est humain. Dans la lettre aux Hébreux, il est affirmé explicitement que Jésus-Christ lui aussi, vrai homme et vrai Dieu, a appris l’obéissance : il semble donc que cela ait été également un chemin pour lui. Non pas une conquête obtenue une fois pour toutes, mais le fruit d’une attitude d’écoute et de patience (du verbe « souffrir »). Le Christ Jésus est devenu parfait dans l’obéissance ; et nous, orientons-nous notre vie vers l’obéissance au Père ?


ÉVANGILE DU JOUR

(Indications pour la lecture dialoguée : ✠ = Jésus ; C = Chroniqueur ; D = Disciples et amis ; F = Foule ; A = Autres personnages).
Passion de notre Seigneur Jésus-Christ selon saint Jean

Ils arrêtèrent Jésus et le ligotèrent 
C
En ce temps-là, Jésus sortit avec ses disciples et franchit le torrent du Cédron, où il y avait un jardin. Il y entra avec ses disciples. Judas, qui le livrait, connaissait cet endroit, lui aussi, car Jésus et ses disciples s’y étaient souvent retrouvés. Judas prit donc avec lui un détachement de soldats ainsi que des gardes envoyés par les grands prêtres et les pharisiens ; ils avaient des lanternes, des torches et des armes. Alors Jésus, sachant tout ce qui allait lui arriver, s’avança et leur demanda : ✠ « Qui cherchez-vous ? » C Ils lui répondirent : F« Jésus le Nazaréen. » C Il leur dit : ✠ « C’est moi, je le suis. » C Il y avait aussi avec eux Judas, qui le livrait. Quand Jésus leur répondit : « C’est moi, je le suis », ils reculèrent, et ils tombèrent par terre. Il leur demanda de nouveau : ✠ « Qui cherchez-vous ? » C Ils dirent : F « Jésus le Nazaréen. » C Jésus répondit : ✠ « Je vous l’ai dit : c’est moi, je le suis. Si c’est bien moi que vous cherchez, laissez partir ceux qui m’accompagnent. » C Ainsi s’accomplissait la parole qu’il avait dite : « Je n’ai perdu aucun de ceux que tu m’as donnés. » Alors Simon-Pierre, qui avait une épée, la tira et frappa le serviteur du grand prêtre ; il lui coupa l’oreille droite. Le nom de ce serviteur était Malcus. Jésus dit à Pierre : ✠ « Remets ton épée au fourreau. Est-ce que je ne vais pas boire la coupe que m’a donnée le Père ? »

Ils l’amenèrent d’abord chez Hanne
C Alors la troupe, le commandant et les gardes juifs se saisirent de Jésus et le ligotèrent. Ils l’amenèrent d’abord chez Hanne, beau-père de Caïphe, qui était grand prêtre cette année-là. Caïphe était celui qui avait donné aux Juifs ce conseil : « Il vaut mieux qu’un seul homme meure pour le peuple. » Or Simon-Pierre, ainsi qu’un autre disciple, suivait Jésus. Comme ce disciple était connu du grand prêtre, il entra avec Jésus dans la cour du grand prêtre. Pierre se tenait près de la porte, dehors. Alors l’autre disciple, celui que le grand prêtre connaissait, sortit parler à la servante qui gardait la porte et fit entrer Pierre. La servante dit alors à Pierre : A « N’es-tu pas, toi aussi, l’un des disciples de cet homme ? » C Il répondit : D « Je n’en suis pas. » CEntre-temps, les serviteurs et les gardes avaient allumé un feu, car il faisait froid, et ils se réchauffaient. Pierre était avec eux et se réchauffait aussi. Le grand prêtre interrogea Jésus sur ses disciples et sur son enseignement. Jésus lui répondit : ✠ « Moi, j’ai parlé au monde ouvertement. J’ai toujours enseigné à la synagogue et dans le Temple, là où tous les Juifs se réunissent, et je n’ai jamais parlé en secret. Pourquoi m’interroges-tu ? Interroge ceux qui m’ont entendu : ils savent ce que j’ai dit. » C À ces mots, un des gardes qui était là gifla Jésus, en disant : A « C’est ainsi que tu réponds au grand prêtre ? » C Jésus lui répondit : ✠ « Si j’ai mal parlé, montre ce que j’ai dit de mal. Mais si j’ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu ? » C Hanne l’envoya, toujours ligoté, chez le grand prêtre Caïphe.

Toi aussi, tu es l’un de ses disciples ? Je n’en suis pas !
C Simon-Pierre se tenait là et se chauffait. On lui demanda : A « N’es-tu pas, toi aussi, l’un de ses disciples ? » C Il répondit : D « Je n’en suis pas. » C Un des serviteurs du grand prêtre, parent de celui à qui Pierre avait coupé l’oreille, insista : A « Est-ce que je ne t’ai pas vu dans le jardin avec lui ? » C Encore une fois, Pierre le nia. Et aussitôt un coq chanta.

Ma royauté ne vient pas de ce monde
C Alors ils conduisirent Jésus de chez Caïphe au prétoire. C’était le matin. Ils n’entrèrent pas eux-mêmes dans le prétoire, pour éviter une souillure et pouvoir manger la Pâque. Pilate sortit donc à leur rencontre et demanda : A « Quelle accusation portez-vous contre cet homme ? » C Ils lui répondirent : F « S’il n’était pas un malfaiteur, nous ne te l’aurions pas livré. » C Pilate leur dit : A « Prenez-le vous-mêmes et jugez-le suivant votre loi. » C Les Juifs lui répondirent : F « Nous n’avons pas le droit de mettre quelqu’un à mort. » C Ainsi s’accomplissait la parole que Jésus avait dite pour signifier de quel genre de mort il allait mourir. Pilate rentra dans le prétoire ; il appela Jésus et lui demanda : A « Es-tu le roi des Juifs ? » C Jésus lui demanda : ✠ « Dis-tu cela de toi-même, ou bien d’autres te l’ont dit à mon sujet ? » C Pilate répondit : A « Est-ce que je suis juif, moi ? Ta nation et les grands prêtres t’ont livré à moi. Qu’as-tu donc fait ? » C Jésus déclara : ✠ « Ma royauté n’est pas de ce monde. Si ma royauté était de ce monde, j’aurais des gardes qui se seraient battus pour que je ne sois pas livré aux Juifs. En fait, ma royauté n’est pas d’ici. » C Pilate lui dit : A « Alors, tu es roi ? » C Jésus répondit : ✠ « C’est toi-même qui dis que je suis roi. Moi, je suis né, et je suis venu dans le monde pour ceci : rendre témoignage à la vérité. Quiconque appartient à la vérité écoute ma voix. » C Pilate lui dit : A « Qu’est-ce que la vérité ? » C Sur ce, il sortit de nouveau à la rencontre des Juifs, et il leur déclara : A « Moi, je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. Mais, chez vous, c’est la coutume que, pour la Pâque, je relâche quelqu’un. Voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs ? » C Alors ils répliquèrent en criant : F « Pas lui ! Mais Barabbas ! » C Or Barabbas était un bandit.

Salut, roi des Juifs !
C Alors Pilate fit saisir Jésus et le fit fouetter. Les soldats entrelacèrent une couronne d’épines et la posèrent sur sa tête ; puis ils le revêtirent d’un manteau pourpre. Ils s’avançaient vers lui et disaient : F « Salut, roi des Juifs ! » C Et ils le giflaient. Pilate sortit de nouveau et leur déclara : A « Voyez, je vous l’amène dehors pour que vous sachiez que je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. » C Jésus sortit donc, portant la couronne d’épines et le manteau pourpre. Pilate leur déclara : A « Voici l’homme ! » C Quand ils le virent, les grands prêtres et les gardes se mirent à crier : F « Crucifie-le ! Crucifie-le ! » C Pilate leur dit : A « Prenez-le vous-mêmes et crucifiez-le ; moi, je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. » C Les Juifs lui répondirent : F « Nous avons une Loi, et suivant la Loi il doit mourir, parce qu’il s’est prétendu Fils de Dieu. » C Quand Pilate entendit ces paroles, il redoubla de crainte. Il rentra dans le prétoire et dit à Jésus : A « D’où es-tu ? » C Jésus ne lui fit aucune réponse. Pilate lui dit alors : A « Tu refuses de me parler ? Ne sais-tu pas que j’ai le pouvoir de te relâcher et le pouvoir de te crucifier ? » C Jésus répondit : ✠ « Tu n’aurais aucun pouvoir sur moi si tu ne l’avais reçu d’en haut ; c’est pourquoi celui qui m’a livré à toi porte un péché plus grand. »

À mort ! À mort ! Crucifie-le !
C Dès lors, Pilate cherchait à le relâcher ; mais les Juifs se mirent à crier : F « Si tu le relâches, tu n’es pas un ami de l’empereur ! Quiconque se fait roi s’oppose à l’empereur. » C En entendant ces paroles, Pilate fit sortir Jésus et s’assit au tribunal, à l’endroit appelé le Dallage, ou en hébreu Gabbatha. C’était le jour de la Préparation de la Pâque, vers midi. Pilate dit aux Juifs : A « Voici votre roi ! » C Mais ils se mirent à crier : F « À mort ! À mort ! Crucifie-le ! » C Pilate leur demanda : A « Vais-je crucifier votre roi ? » C Les grands prêtres répondirent : F « Nous n’avons pas d’autre roi que l’empereur. » C Alors, il leur livra Jésus pour qu’il soit crucifié.

Ils le crucifièrent, et deux autres avec lui
C Jésus, portant lui-même sa croix, sortit en direction du lieu dit du Crâne, ou en hébreu Golgotha. Là, ils le crucifièrent, et deux autres avec lui, un de chaque côté, et Jésus au milieu. Pilate avait rédigé un écriteau qu’il fit placer sur la croix ; il portait cette inscription : « Jésus le Nazaréen, roi des Juifs. » Beaucoup de Juifs lurent cet écriteau, parce que l’endroit où Jésus avait été crucifié était proche de la ville, et l’inscription était rédigée en hébreu, en latin et en grec. Alors les grands prêtres des Juifs dirent à Pilate : F « N’écris pas : “Le roi des Juifs”, mais plutôt : “Cet homme a dit : Je suis le roi des Juifs.” » C Pilate répondit : A « Ce que j’ai écrit, je l’ai écrit. »

Ils se sont partagé mes habits
C
Quand les soldats eurent crucifié Jésus, ils prirent ses habits ; ils en firent quatre parts, une pour chaque soldat. Ils prirent aussi la tunique ; c’était une tunique sans couture, tissée tout d’une pièce de haut en bas. Alors ils se dirent entre eux : « Ne la déchirons pas, désignons par le sort celui qui l’aura. » Ainsi s’accomplissait la parole de l’Écriture : « Ils se sont partagé mes habits ; ils ont tiré au sort mon vêtement. » C’est bien ce que firent les soldats.

Voici ton fils ! Voici ta mère !
C Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine. Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : ✠ « Femme, voici ton fils ! » C Puis il dit au disciple : ✠ « Voici ta mère ! » C Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui. Après cela, sachant que tout était désormais achevé, pour que l’Écriture s’accomplisse jusqu’au bout, Jésus dit : ✠ « J’ai soif. » C Il y avait là un récipient plein de vinaigre. On fixa donc une éponge remplie de vinaigre à une branche d’hysope, et on l’approcha de sa bouche. Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit : ✠ « Tout est accompli ! » C Puis, inclinant la tête, il remit l’esprit.

(Ici, on se met à genoux et l’on observe un bref silence)

Aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau
C Comme c’était le jour de la Préparation, les Juifs, pour éviter que les corps restent sur la croix durant le sabbat – d’autant que ce sabbat était un jour solennel –, demandèrent à Pilate de les faire enlever après leur avoir brisé les jambes. Des soldats vinrent donc et brisèrent les jambes du premier, puis de l’autre homme crucifié avec Jésus. Quand ils arrivèrent à Jésus, voyant qu’il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes, mais un des soldats, avec sa lance, lui perça le côté ; et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau. Celui qui a vu rend témoignage, et son témoignage est véridique ; et celui-là sait qu’il dit vrai afin que vous aussi, vous croyiez. Cela, en effet, arriva pour que s’accomplisse l’Écriture : « Aucun de ses os ne sera brisé. » Un autre passage de l’Écriture dit encore : « Ils regarderont vers celui qu’ils ont transpercé. »

Ils prirent le corps de Jésus et l’enveloppèrent de linges avec des aromates
C
Après cela, Joseph d’Arimathie, qui était disciple de Jésus, mais en secret par peur des Juifs, demanda à Pilate de pouvoir enlever le corps de Jésus. Pilate le permit. Joseph vint donc enlever le corps de Jésus. Nicodème vint lui aussi ; c’est celui qui, autrefois, était allé trouver Jésus pendant la nuit. Il apportait un mélange de myrrhe et d’aloès pesant environ trente kilos. Ils prirent le corps de Jésus et l’enveloppèrent de linges, en employant les aromates, selon la coutume juive d’ensevelir les morts. À l’endroit où Jésus avait été crucifié, il y avait un jardin et, dans ce jardin, un tombeau neuf dans lequel personne n’avait encore été déposé. À cause de la Préparation de la Pâque juive, et comme le tombeau était proche, c’est là qu’ils déposèrent Jésus. – Acclamons la Parole du Seigneur.

Commentaire de l’Évangile du jour

« C’est toi-même qui dis que je suis roi. Moi, je suis né, et je suis venu dans le monde pour ceci : rendre témoignage à la vérité. Quiconque appartient à la vérité écoute ma voix. » Le gouverneur Pilate a l’occasion d’un dialogue en tête-à-tête avec le Seigneur Jésus, le Roi des rois, et il en ressort de manière mesquine : il se lave les mains du sang innocent que l’on met à mort. Pourtant, de nombreux indices lui avaient été fournis pour qu’il adopte enfin une position courageuse, à la défense de Celui qui est sans aucune faute. Devant lui, Jésus se proclame roi, mais non en opposition avec le pouvoir que Pilate doit défendre : la puissance de l’empire et la gloire éphémère de César. Jésus n’est pas le souverain des intrigues de cour, des préférences fondées sur la sympathie, des carrières conquises en bousculant les autres et en les faisant tomber ; Jésus est roi de vérité et il règne depuis la croix. Mieux encore, le Seigneur n’appelle pas des troupes de chœurs angéliques armés pour se défendre ; au geste de Pierre qui tire son épée pour couper l’oreille de Malcus, Jésus répond par son ultime miracle de guérison physique. Jésus n’est pas comme ces commandants qui envoient leur bataillon au-devant du danger tout en restant eux-mêmes en sécurité. Jésus est témoin (= martyr) pour son « armée ».


Abonnement au Missel
Abonnement au Missel

Liturgie du jour – 2 avril 2021

Cosa troverai in questo articolo?