liturgia della domenica 1 gennaio 2023

Editrice Shalom

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Autore: Editrice Shalom

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Liturgie du dimanche : 1er janvier 2023

Très Sainte Marie

Textes tirés du Missel « Sur ta Parole » janvier-février 2023

Très Sainte Marie, Mère de Dieu (s)
propre


PREMIÈRE LECTURE

Du livre des Nombres (Nb 6,22-27)
Le Seigneur parla à Moïse et dit : « Parle à Aaron et à ses fils, en disant : “Voici comment vous bénirez les fils d’Israël : vous leur direz : Que le Seigneur te bénisse et te garde ! Que le Seigneur fasse pour toi rayonner son visage et te fasse grâce ! Que le Seigneur tourne vers toi son visage et t’apporte la paix !” C’est ainsi qu’ils mettront mon nom sur les fils d’Israël, et moi, je les bénirai. » – Parole de Dieu.

Commentaire de la première lecture

La bénédiction n’est pas un simple rite destiné à avoir Dieu de son côté : c’est un véritable « sacramental », une intervention de Dieu à accueillir avec foi. Le peuple doit toujours se sentir béni par le Seigneur, son Père et son Sauveur. Israël n’est pas une nation comme les autres : il a été créé et voulu par Dieu précisément pour que Dieu lui-même y naisse. Dans un terme poétique, nous pouvons dire qu’Israël est le berceau du Verbe de Dieu. Par la bénédiction, le Seigneur renouvelle continuellement sa présence divine dans la vie du peuple. Cette bénédiction vaut naturellement aussi pour le nouveau peuple de Dieu, qui n’est plus Israël mais la sainte Église. Nous devons donc, nous aussi, recevoir la bénédiction sur notre vie et sur nos affaires, et nous sentir gardés par la bienveillance divine. Avec la bénédiction de Dieu, nous pourrons tout supporter. Allons donc voir nos prêtres et demandons-leur de nous imposer les mains en répétant l’ancienne bénédiction mosaïque, qui n’a nullement perdu sa validité.


DEUXIÈME LECTURE

De la lettre de saint Paul apôtre aux Galates (Ga 4,4-7)

Frères, lorsque fut venue la plénitude des temps, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme et soumis à la Loi, afin de racheter ceux qui étaient soumis à la Loi et pour que nous soyons adoptés comme fils. Et voici la preuve que vous êtes des fils : Dieu a envoyé l’Esprit de son Fils dans nos cœurs, et cet Esprit crie : « Abba ! Père ! » Ainsi, tu n’es plus esclave, mais fils ; et, puisque tu es fils, tu es aussi héritier : c’est l’œuvre de Dieu. – Parole de Dieu.

Commentaire de la deuxième lecture

Le passage de saint Paul est une magnifique manifestation de la puissance trinitaire. Dieu le Père envoie le Fils, qui nous rachète de la malédiction du péché en mourant pour nous et en ouvrant toutes grandes les portes du Paradis. Puis l’Esprit Saint nous ramène au Père, car il crie son nom dans nos cœurs : « Père ! » Nous devons prendre conscience aujourd’hui, premier jour de l’année, que nous sommes pris dans un tourbillon trinitaire… Nous ne sommes plus seuls, parce que Jésus nous rend un avec lui, nous donne sa filiation divine, souffle en nous la grâce divine, transformant complètement les traits de notre vie, qui n’est plus « simplement » humaine. Le chrétien vit donc dans deux mondes : sur terre, dans les choses que l’on touche et que l’on voit, et en même temps dans la vie trinitaire, où il vit déjà la vie du ciel. « Qu’il n’espère pas aller au Paradis – écrivait saint Syméon le Nouveau Théologien – celui qui n’y est pas déjà maintenant. » Nous nous demandons alors : où est-ce que je vis réellement ? À qui suis-je ? À qui est-ce que j’appartiens ? La réponse nous vient de Dieu : tu es son fils, tu n’appartiens plus au monde ; tu dois seulement ouvrir les yeux et t’en rendre compte.


ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 2,16-21)
En ce temps-là, [les bergers] se hâtèrent d’aller trouver Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire. Après l’avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant. Et tous ceux qui entendirent s’émerveillaient de ce que leur racontaient les bergers. Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur. Les bergers repartirent ; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, selon ce qui leur avait été annoncé. Quand fut arrivé le huitième jour, celui de la circoncision, l’enfant reçut le nom de Jésus, le nom que l’ange lui avait donné avant sa conception. – Acclamons la Parole de Dieu.

Commentaire de l’Évangile du jour

Les bergers sont les premiers à recevoir de l’ange le message de l’Incarnation du Verbe de Dieu et les premiers, après Marie et Joseph, à avoir l’immense grâce de le voir. Et, une fois sortis de la grotte, ils vont dire à tous ce qu’ils ont vu : ce sont les premiers évangélisateurs de l’histoire. Les auditeurs restent stupéfaits, non seulement à cause de l’annonce, mais aussi parce que ces hommes simples du peuple et gardiens de troupeaux, remplis d’enthousiasme, glorifient et louent Dieu sans cesse. L’attitude de la Vierge Marie est différente : elle aussi est émerveillée par l’ineffable miracle de la maternité divine ; elle n’a pas de mots, elle est bouleversée et adore en silence. Pendant neuf mois, elle a porté le Seigneur Jésus dans son sein et maintenant elle le contemple dans ses bras ; toute parole est superflue. Son mouvement est celui d’un amour pur, car, disait Charles Péguy, les grandes vérités se communiquent dans le silence. Les bergers voient et annoncent ; Marie voit et adore. Marie a un cœur immaculé : elle adore. L’Église vit ces deux dimensions : elle voit et adore, comme Marie ; elle voit et proclame avec enthousiasme l’annonce de la venue du Sauveur, comme les bergers.


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Liturgie du dimanche : 1er janvier 2023

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