liturgia della domenica 15 ottobre 2023

Editrice Shalom

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Autore: Editrice Shalom

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Liturgie du dimanche : 15 octobre 2023

Jésus ressuscité

Textes tirés du Messalino « Sur ta Parole » septembre-décembre 2023

28e dimanche du temps ordinaire (A)
4e sem. saut.


PREMIÈRE LECTURE

Du livre du prophète Isaïe (Is 25,6-10a)
Le Seigneur de l’univers préparera pour tous les peuples, sur cette montagne, un festin de viandes grasses, un festin de vins capiteux, de viandes succulentes et de vins décantés. Il fera disparaître sur cette montagne le voile qui enveloppe tous les peuples, le tissu qui s’étend sur toutes les nations. Il fera disparaître la mort pour toujours. Le Seigneur Dieu essuiera les larmes sur tous les visages, et par toute la terre il fera disparaître l’humiliation de son peuple. Le Seigneur a parlé. Et ce jour-là, on dira : « Voici notre Dieu, en lui nous espérions, et il nous a sauvés ; c’est lui le Seigneur, en lui nous espérions ; exultons, réjouissons-nous : il nous a sauvés ! Car la main du Seigneur reposera sur cette montagne. » – Parole du Seigneur.

Commentaire de la première lecture

Pour faire comprendre à son peuple combien il désire son bien et combien de bénédictions il veut répandre sur lui, Dieu utilise l’image du banquet. Cette image est donc un symbole extrêmement éloquent de la bonté et de la patience de Dieu, qui désire faire la fête avec tous les hommes. Pour le peuple juif, le repas solennel était bien plus que le simple fait de prendre un repas. Il signifiait se réunir pour faire la fête et partager la joie : Dieu nous appelle à sa fête, où il n’y a plus de place pour la douleur ni pour les pleurs, car il veut nous donner une joie pleine et sans fin. Cette image atteindra son sommet dans la personne du Christ : c’est grâce à lui que Dieu célébrera son banquet de noces avec toute l’humanité. Par lui aussi, la mort sera vaincue pour toujours. Tout ce que Dieu te demande, c’est donc d’accepter de faire la fête avec lui ; si tu l’acceptes, même la mort n’aura plus de pouvoir sur toi.


DEUXIÈME LECTURE

De la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens (Ph 4,12-14.19-20)
Frères, je sais vivre dans la pauvreté comme dans l’abondance ; j’ai été formé à tout et pour tout, à être rassasié et à avoir faim, à vivre dans l’abondance et dans le dénuement. Je peux tout en celui qui me donne la force. Pourtant, vous avez bien fait de vous associer à ma détresse. Et mon Dieu comblera tous vos besoins selon la richesse de sa gloire, dans le Christ Jésus. Gloire à Dieu notre Père pour les siècles des siècles. Amen. – Parole du Seigneur. 

Commentaire de la deuxième lecture

L’apôtre Paul, en parlant de son expérience personnelle, nous rappelle que le Seigneur nous soutient toujours dans notre faiblesse par le don de la force. Il y a des moments difficiles et des situations extrêmes où ce don se manifeste de manière extraordinaire. C’est le cas de ceux qui doivent affronter des expériences particulièrement dures et douloureuses, qui bouleversent leur vie et celle de leurs proches. Mais il ne faut pas penser que le don de la force n’est nécessaire qu’en certaines occasions ou dans des situations particulières : il doit constituer la note de fond de notre être chrétien, dans l’ordinaire de notre vie quotidienne. Lorsque nous affrontons la vie ordinaire, lorsque les difficultés surviennent, souvenons-nous que le Seigneur ne nous prive jamais de sa force et qu’il ne nous éprouve pas au-delà de ce que nous pouvons supporter. Il est toujours avec nous. Ne nous décourageons pas et invoquons l’Esprit Saint, afin que, par le don de la force, il puisse relever notre cœur et communiquer une force et un enthousiasme nouveaux à notre vie et à notre marche à la suite de Jésus.


ÉVANGILE DU JOUR

Évangile selon saint Matthieu (Mt 22,1-14)
En ce temps-là, Jésus se mit à parler aux grands prêtres et aux pharisiens en paraboles et il dit : « Le royaume des Cieux est comparable à un roi qui célébra les noces de son fils. Il envoya ses serviteurs appeler à la noce les invités, mais ceux-ci ne voulaient pas venir. Il envoya encore d’autres serviteurs et leur dit : “Dites aux invités : Voici : mon festin est prêt, mes bœufs et mes bêtes grasses sont égorgés ; tout est prêt : venez à la noce.” Mais ils n’en tinrent aucun compte et s’en allèrent, l’un à son champ, l’autre à son commerce ; les autres empoignèrent les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent. Le roi se mit en colère, il envoya ses troupes, fit périr les meurtriers et incendia leur ville. Alors il dit à ses serviteurs : “Le repas de noce est prêt, mais les invités n’en étaient pas dignes. Allez donc aux croisées des chemins : tous ceux que vous trouverez, invitez-les à la noce.” Les serviteurs allèrent sur les chemins, rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, les mauvais comme les bons, et la salle de noce fut remplie de convives. Le roi entra pour examiner les convives, et là il vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce. Il lui dit : “Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce ?” L’autre ne dit mot. Alors le roi dit aux serviteurs : “Jetez-le, pieds et poings liés, dans les ténèbres du dehors ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents.” Car beaucoup sont appelés, mais peu sont élus. » – Acclamons la Parole de Dieu.

Commentaire de l’Évangile du jour

Les pharisiens et les chefs du peuple étaient trop occupés à discuter des subtilités de la Loi pour se rendre compte que Jésus, lui, leur présentait l’alliance avec Dieu en des termes totalement différents. Dans l’Évangile de ce dimanche, Jésus s’adresse à eux avec une parabole qui décrit et condamne leur comportement. La parabole nous parle en effet de la réponse donnée à l’invitation d’un roi (Dieu) à participer à son banquet de noces (la communion intime d’amour avec lui). L’invitation possède trois caractéristiques : la gratuité, la largesse, l’universalité. Dieu est bon envers nous, il nous offre gratuitement son amitié, sa joie, le salut ; pourtant, bien souvent, nous n’accueillons pas ses dons, nous mettons au premier plan nos préoccupations matérielles et nos intérêts, et lorsque le Seigneur nous appelle, il semble que cela nous dérange. Face au refus des premiers invités, Dieu ne se décourage pas, mais élargit l’invitation au-delà de toute limite raisonnable. L’Évangile, rejeté par certains, trouve un accueil inattendu dans bien d’autres cœurs. La bonté de Dieu n’a pas de frontières et ne fait de discrimination envers personne : c’est pourquoi le banquet des dons du Seigneur est universel, pour tous. Il n’y a qu’une seule condition à respecter : porter le vêtement de noce, c’est-à-dire témoigner de la charité envers Dieu et envers le prochain.


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