Textes tirés du Messalino « Sulla Tua Parola », juillet-août 2025
16e dimanche du temps ordinaire (C)
4e sem. sautée
PREMIÈRE LECTURE
Du livre de la Genèse (Gn 18,1-10a)
En ces jours-là, le Seigneur apparut à Abraham aux chênes de Mambré, tandis qu’il était assis à l’entrée de la tente, à l’heure la plus chaude du jour. Il leva les yeux et vit que trois hommes se tenaient debout près de lui. Dès qu’il les vit, il courut à leur rencontre depuis l’entrée de la tente et se prosterna jusqu’à terre, en disant : « Mon seigneur, si j’ai trouvé grâce à tes yeux, ne passe pas sans t’arrêter chez ton serviteur. Qu’on aille chercher un peu d’eau, lavez-vous les pieds et installez-vous sous l’arbre. J’irai prendre un morceau de pain et vous vous réconforterez ; après quoi vous pourrez poursuivre votre route, puisque c’est bien pour cela que vous êtes passés chez votre serviteur. » Ils dirent : « Fais comme tu l’as dit. » Alors Abraham se hâta vers la tente, auprès de Sara, et dit : « Vite, trois séas de fleur de farine, pétris-la et fais-en des galettes. » Abraham courut lui-même au troupeau ; il prit un veau tendre et bon et le donna au serviteur, qui se hâta de le préparer. Il prit de la crème et du lait frais, ainsi que le veau qu’il avait préparé, et les leur servit. Puis, tandis qu’il se tenait debout près d’eux sous l’arbre, ils mangèrent. Ensuite ils lui dirent : « Où est Sara, ta femme ? » Il répondit : « Elle est là, dans la tente. » Le Seigneur reprit : « Je reviendrai chez toi dans un an à la même date, et alors Sara, ta femme, aura un fils. » - Parole du Seigneur.
Commentaire de la première lecture
Comme l’action du Dieu vivant et vrai dans l’histoire des hommes est différente de celle de toutes les fausses divinités que les hommes ont adorées au fil des siècles ! Pendant si longtemps, les hommes étaient convaincus que les dieux étaient trop distraits pour penser à eux ; c’est pourquoi il était nécessaire d’inventer toute une série de rituels complexes destinés à attirer leur attention. Le Dieu de la Bible, au contraire, fait exactement l’inverse. C’est lui qui va à la recherche des hommes pour s’entretenir agréablement avec eux, comme le font des amis intimes. Abraham, aux chênes de Mambré, comprend que cette visite, si familière, est en même temps enveloppée de mystère et de sacralité. Dieu est celui qui, tout en se révélant à l’homme, reste toujours au-delà de sa compréhension.
DEUXIÈME LECTURE
De la lettre de saint Paul apôtre aux Colossiens (Col 1,24-28)
Frères, je trouve maintenant ma joie dans les souffrances que je souffre pour vous, et je complète ce qui manque aux épreuves du Christ dans ma chair, au bénéfice de son corps qui est l’Église. De cette Église je suis devenu ministre, conformément à la mission que Dieu m’a confiée pour vous : mener à son accomplissement la parole de Dieu, le mystère caché depuis des siècles et des générations, mais qui maintenant a été manifesté à ses saints. À eux, Dieu a voulu faire connaître la richesse glorieuse de ce mystère au milieu des nations : le Christ est en vous, l’espérance de la gloire. C’est lui que nous annonçons, en avertissant tout homme et en instruisant chacun en toute sagesse, afin de rendre tout homme parfait dans le Christ. – Parole de Dieu.
Commentaire de la deuxième lecture
La rédemption accomplie par Jésus attend d’être menée à son terme dans notre chair. Cela signifie que chacun de nous a une tâche irremplaçable. Il s’agit de contribuer, par son engagement, à ce que la grâce salvifique manifestée dans la passion, la mort et la résurrection de Jésus puisse parvenir jusqu’aux extrémités du monde. Il ne faut pas penser que cela se réalise uniquement par la souffrance ou la douleur : tout acte accompli avec engagement et amour comporte une grâce et un grand don, pour soi comme pour les autres. Il s’agit donc de vivre avec engagement son état de vie, en cherchant à faire extraordinairement bien les choses ordinaires. Alors seulement même le plus petit geste prendra une très grande signification.
ÉVANGILE
Évangile selon saint Luc (Lc 10,38-42)
En ce temps-là, alors qu’ils étaient en chemin, Jésus entra dans un village et une femme appelée Marthe l’accueillit. Elle avait une sœur appelée Marie qui, assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole. Marthe, elle, était accaparée par les nombreuses tâches du service. Elle s’avança et dit : « Seigneur, cela ne te fait rien que ma sœur me laisse seule à servir ? Dis-lui donc de m’aider. » Mais le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe, tu te donnes du souci et tu t’agites pour bien des choses, mais une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas retirée. » – Parole du Seigneur.
Commentaire de l’Évangile
Il est louable, de la part de nombreux chrétiens, de voir avec quel engagement ils organisent des activités, des groupes et des rencontres de toutes sortes et de différents niveaux. Cependant, l’Évangile d’aujourd’hui te met en garde contre un danger toujours présent et qui peut te conduire à l’erreur : le plus important est avant tout de rester avec le Seigneur, de s’arrêter avec lui pour écouter ses désirs et sa parole. Si cet engagement n’est pas présent avant chacune de tes activités, tu risques de te donner du mal en vain. Marie de Béthanie a choisi la meilleure part : Jésus invite Marthe à faire comme sa sœur, en laissant aussi les choses importantes à accomplir pour se consacrer à l’unique chose vraiment nécessaire : l’écoute de la parole de Jésus. À la lumière de ce passage, tu peux revoir l’échelle de valeurs des choses que tu fais et en corriger certaines.
