liturgia della domenica 22 ottobre 2023

Editrice Shalom

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Autore: Editrice Shalom

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Liturgie du dimanche : 22 octobre 2023

Jésus enseigne

Textes tirés du Missel « Sur Ta Parole“ septembre-octobre 2023

29e dimanche du temps ordinaire (A)
1re sem. du psautier


PREMIÈRE LECTURE

Du livre du prophète Isaïe (Is 45,1.4-6)
Ainsi parle le Seigneur à son messie, à Cyrus : « Moi, je l’ai pris par la main droite pour abattre devant lui les nations, et désarmer les rois, pour lui ouvrir les portes à deux battants : aucun portail ne sera fermé. À cause de mon serviteur Jacob, d’Israël mon élu, je t’ai appelé par ton nom, je t’ai donné un titre, alors que tu ne me connaissais pas. Je suis le Seigneur, et il n’y en a pas d’autre : en dehors de moi, pas de Dieu. Je t’ai rendu capable d’agir sans que tu me connaisses, pour que l’on sache, de l’orient à l’occident, qu’il n’y a rien en dehors de moi. Je suis le Seigneur, il n’y en a pas d’autre. » – Parole de Dieu. 

Commentaire de la première lecture

Israël vit l’expérience dramatique de l’exil à Babylone ; ses oppresseurs l’avaient toujours traité très durement. À un moment donné, le roi Cyrus parvient à vaincre Babylone et adopte une stratégie différente envers les peuples soumis. Il permet à Israël de retourner dans la terre promise et de reconstruire le Temple. Le destin des nations et des hommes est entre les mains de Dieu. Même lorsqu’ils ne le savent pas ou n’ont jamais entendu son nom, comme dans le cas de Cyrus. Il est important pour nous de nous rappeler cette vérité, car l’histoire humaine se déroule toujours sous le regard aimant de Dieu ; cela se produit aussi lorsque nous sommes confrontés à des injustices ou à des bouleversements sociaux. Lui, tel un père bon, veille à ce que tous les peuples puissent parvenir à la plénitude de la connaissance du salut, devenu chair en son Fils. Nous, chrétiens, avons pour tâche d’aider tous les hommes à voir dans la vie et dans l’histoire les traces de sa providence ; précisément lorsque le désespoir et l’oppression semblent l’emporter, le témoignage des chrétiens a une grande valeur pour aider les hommes à discerner la présence de Dieu dans la vie de chacun.


DEUXIÈME LECTURE

De la première lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens (1 Th 1,1-5b)
Paul, Silvain et Timothée, à l’Église des Thessaloniciens qui est en Dieu le Père et dans le Seigneur Jésus Christ : à vous, la grâce et la paix. À tout moment, nous rendons grâce à Dieu au sujet de vous tous, en faisant mémoire de vous dans nos prières et en rappelant sans cesse votre foi active, votre charité qui se donne de la peine, et votre espérance qui tient bon en notre Seigneur Jésus Christ, en présence de Dieu notre Père. Nous le savons, frères aimés de Dieu : vous avez été choisis par lui. Notre annonce de l’Évangile n’a pas été, chez vous, parole seulement, mais puissance, action de l’Esprit Saint, pleine certitude. – Parole de Dieu. 

Commentaire de la deuxième lecture

Le début de la première lettre aux Thessaloniciens nous dit tout d’abord qu’on n’évangélise pas de manière isolée : même Paul, le plus grand évangélisateur de tous les temps, a en effet pour collaborateurs Silvain, Timothée et beaucoup d’autres. Il ajoute aussitôt une autre chose très importante : l’annonce doit toujours être précédée, accompagnée et suivie par la prière. L’Apôtre se dit ensuite pleinement conscient du fait que ce ne sont pas lui qui choisit les membres de la communauté, mais Dieu. Tout missionnaire de l’Évangile doit toujours garder cette vérité à l’esprit : c’est le Seigneur qui touche les cœurs par sa parole et son Esprit, appelant les personnes à la foi et à la communion dans l’Église. Enfin, Paul nous laisse un enseignement très précieux, tiré de son expérience. Pour être efficace, l’évangélisation a besoin de la force de l’Esprit, qui anime l’annonce et inspire à celui qui la porte cette profonde conviction dont parle l’Apôtre. Une annonce qui, pour être complète et fidèle, demande à être accompagnée de signes, de gestes, comme la prédication de Jésus. Parole, Esprit et conviction sont donc inséparables et concourent à faire en sorte que le message évangélique se répande avec efficacité.


ÉVANGILE DU JOUR

De l’Évangile selon saint Matthieu (Mt 22,15-21)
En ce temps-là, les pharisiens allèrent tenir conseil pour voir comment prendre Jésus au piège en le faisant parler. Ils lui envoyèrent leurs disciples, accompagnés des partisans d’Hérode : « Maître, lui dirent-ils, nous le savons : tu es toujours vrai et tu enseignes le chemin de Dieu en vérité ; tu ne te laisses influencer par personne, car tu ne regardes pas l’apparence des gens. Alors, donne-nous ton avis : est-il permis, oui ou non, de payer l’impôt à César ? » Connaissant leur perversité, Jésus dit : « Hypocrites ! pourquoi voulez-vous me mettre à l’épreuve ? Montrez-moi la monnaie de l’impôt. » Ils lui présentèrent une pièce d’argent. Jésus leur dit : « Cette effigie et cette inscription, de qui sont-elles ? » Ils répondirent : « De César. » Alors il leur dit : « Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. » – Parole du Seigneur.

Commentaire de l’Évangile du jour

L’hypocrisie des disciples des pharisiens et des partisans d’Hérode est vraiment grande : ce qui les intéresse n’est pas que le Maître réponde avec sagesse ou non. Leur véritable intention est de le mettre en mauvaise posture, en lui faisant dire quelque chose qui aurait pu le placer dans de sérieuses difficultés avec l’autorité politique. Jésus répond à la question de ses interlocuteurs avec un réalisme politique surprenant, lié à la place centrale attribuée à Dieu par la tradition prophétique. L’impôt à César doit être payé, car l’image sur la monnaie est la sienne ; mais l’homme, tout homme, porte en lui une autre image, celle de Dieu, et c’est donc à lui, et à lui seul, que chacun est redevable de sa propre existence. L’Église ne se limite donc pas à rappeler aux hommes la juste distinction entre la sphère d’autorité de César et celle de Dieu, entre le domaine politique et le domaine religieux. La mission de l’Église, comme celle du Christ, consiste essentiellement à parler de Dieu, à faire mémoire de sa souveraineté, à rappeler à tous, particulièrement aux chrétiens qui ont perdu leur identité, le droit de Dieu sur ce qui lui appartient, c’est-à-dire notre vie.


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Liturgie du dimanche : 22 octobre 2023

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