Medaglia Miracolosa. La grazia ottenuta da due sposi

Marco Shalom

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Autore: Marco Shalom

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La Médaille miraculeuse n’est ni une amulette ni un simple objet ornemental : elle est le signe tangible de la confiance dans les attentions maternelles de la Vierge. Voici un témoignage qui nous montre qu’il ne s’agit pas d’une superstition, mais d’une manière d’invoquer Marie et de demander son intervention dans notre vie.

L’histoire de deux époux

Cristina et Giovanni se rencontrent à Turin, vers l’an 2000. Lui, d’origine sicilienne, suit un parcours de discernement vocationnel : au début, ils ne nouent donc qu’une très belle amitié. Lorsque ce parcours touche à sa fin (Giovanni comprend que le Seigneur ne l’appelle pas à la prêtrise), ils entament une relation qui aboutit au mariage. Très vite, cependant, ce couple, très dévot envers la Vierge, doit affronter une grande épreuve : l’impossibilité d’avoir des enfants. « Le chef du service d’obstétrique et de gynécologie de l’hôpital Gemelli de Rome nous a conseillé de nous résigner - se souvient Cristina - ce que notre gynécologue de Turin nous avait déjà dit à plusieurs reprises. » Environ quatre ans et demi plus tard, Giovanni enseigne à une classe de terminale de comptabilité particulièrement difficile : lorsque vient la période des voyages scolaires, aucun professeur ne veut prendre la responsabilité d’accompagner ces terribles élèves à Paris. Les étudiants tentent alors une dernière carte : ils supplient le professeur Giovanni. Il accepte, mais à une seule condition : ils devront l’accompagner dans un endroit. Pendant leur séjour parisien, les élèves tiennent parole et accompagnent leur professeur au sanctuaire de la rue du Bac, précisément là où est née la Médaille miraculeuse. Giovanni invite chacun de ses élèves à s’agenouiller et à demander avec lui une grâce importante pour sa famille, sans préciser de quoi il s’agit. Tous respectent sa demande sans poser de questions. Le mois suivant, Giovanni et Cristina apprennent qu’ils attendent leur premier enfant : quel émerveillement ! Au fil des années, la joie de la famille se multipliera : quatre autres enfants viendront en effet agrandir la famille ! Le jour du baptême de leur fils aîné, un ami du couple, ignorant tout de cette histoire, arrive avec un panier : « Je me suis dit que vous aimeriez offrir un cadeau à tous les invités… J’ai préparé ces Médailles miraculeuses à leur offrir. » Giovanni et Cristina restent stupéfaits. Ce jour-là, avant de les distribuer, ils racontent à leurs proches et à leurs amis ce qu’ils ont vécu. Parmi les personnes présentes se trouvent aussi certains des élèves de cette classe de terminale de comptabilité, témoins directs de cette grâce... (L’histoire de Giovanni et Cristina a été racontée pour la première fois dans un article de Francesca di Giovanni : Des étudiants turbulents en excursion à Paris prient Marie : ils obtiennent un miracle pour leur professeur, publié dans le magazine Puntofamiglia.net).

 

L’origine de la dévotion

La dévotion à la Médaille Miraculeuse est liée à l’histoire de sainte Catherine Labouré (1806-1876). Née dans une famille de paysans français, après la mort de sa mère - survenue lorsqu’elle avait 9 ans - Catherine ressent un lien toujours plus fort avec la Vierge Marie et, dès son plus jeune âge, commence à percevoir l’appel à se consacrer entièrement à Dieu. Elle refuse plusieurs propositions de mariage, mais son père, opposé à ce qu’elle devienne religieuse, cherche à l’occuper par tous les moyens. Ses diverses tentatives restent vaines : le 21 avril 1830, il cède et permet à sa fille, âgée de vingt-quatre ans, d’entrer au séminaire de la Rue du Bac, à Paris, dans la congrégation des Filles de la Charité. Au couvent, sœur Catherine commence à avoir des visions de Jésus et de Marie. La plus connue aura lieu le 27 novembre 1830. La Vierge lui montre les deux faces de celle qui sera appelée la Médaille Miraculeuse, en expliquant : « Les personnes qui la porteront recevront de grandes grâces, et les grâces seront abondantes pour ceux qui auront confiance. » Au début, ni sœur Catherine ni son directeur spirituel, le père Aladel, ne se préoccupent d’attribuer un nom particulier à la Médaille. Elle est appelée de nombreuses façons : « la Médaille », « la nouvelle Médaille », « la Médaille de Marie », « la Médaille qui guérit », « la Médaille de l’Immaculée ». L’appellation « miraculeuse » s’impose peu à peu, précisément en raison de la constatation des nombreuses et merveilleuses grâces accordées. Par l’intermédiaire du père Aladel, pas moins de 714 guérisons et conversions liées à celle-ci ont été documentées au cours des trente-deux premières années.

 

La signification des images de la Médaille

 Le côté représentant Marie la montre en train d’offrir le monde à Dieu. Des rayons sortent de ses mains : signe des grâces que Marie nous obtient de son Fils si nous l’invoquons avec confiance. On peut lire les paroles : « Ô Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous », par lesquelles nous lui demandons d’intercéder pour notre cause. De l’autre côté, un « M » s’entrelace avec une croix : signe de l’union indissoluble entre le Christ et sa Mère. En dessous, deux cœurs : celui de Jésus, couronné d’épines, symbole de la passion vécue pour nous, et celui de Marie, transpercé par une épée, car elle aussi a souffert avec son Fils par amour pour nous. Douze étoiles entourent l’image : elles sont le symbole des douze tribus d’Israël et des douze apôtres, qui représentent le peuple de Dieu et l’Église ; elles sont également le symbole de la royauté de Marie.




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