nuovo_messale romano_tutte le novita

Editrice Shalom

Tempo di lettura: 8 min
Autore: Editrice Shalom

Cosa troverai in questo articolo?

Nouveau Missel romain : toutes les nouveautés

Missel romain

Nouveautés et modifications pratiques

Les modifications apportées au nouveau Missel romain ne se limitent pas au Notre Père. La plupart des changements du texte, qui deviendra obligatoire à partir du dimanche de Pâques prochain (4 avril 2021), mais qui peut déjà être utilisé, concernent les formules du prêtre, auxquelles il faudra s’habituer.
Aucune modification n’a été apportée aux parties récitées par l’assemblée, sauf dans le Gloire à Dieu, le Notre Père et le Je confesse à Dieu, où certains mots ont été modifiés.
La troisième édition italienne du Missel romain conserve pour l’essentiel la structure de l’édition précédente. Elle s’ouvre par une présentation générale de la Conférence épiscopale italienne, qui contient des réflexions, des suggestions et des indications sur différents aspects liturgiques et pastoraux. Parmi celles-ci figurent la possibilité de prier le Notre Père les bras étendus, ainsi que l’interdiction d’utiliser de la musique enregistrée et d’insérer des annonces ou des prières dévotionnelles après la Communion (cf. section : « Précisions »). Voici toutes les nouveautés.

LES RITES D’INTRODUCTION ET LE GLOIRE À DIEU
Dès les rites d’introduction, nous devrons nous habituer à un verbe au pluriel : « soient ». Nous n’entendrons plus « La grâce du Seigneur notre Jésus Christ, l’amour de Dieu le Père et la communion de l’Esprit Saint soient avec vous tous », mais « La grâce du Seigneur notre Jésus Christ, l’amour de Dieu le Père et la communion de l’Esprit Saint soient avec vous tous ».
L’acte pénitentiel a également été révisé avec un ajout « inclusif » : au mot « frères » s’ajoutera « sœurs ». Nous dirons donc : « Je confesse à Dieu tout-puissant, et à vous, frères et sœurs… ». Puis : « Et je supplie la bienheureuse Marie toujours Vierge, les anges, les saints et vous, frères et sœurs… ».
Le terme « sœurs » est également inséré dans d’autres prières où le célébrant disait seulement « frères ».
Une autre nouveauté importante concerne l’acte pénitentiel. L’usage des expressions françaises « Seigneur, prends pitié » et « Christ, prends pitié » n’est plus prévu mais, également pour l’assemblée, les formules en grec : « Kýrie, eléison » et « Christe, éleison ».
Dans le Gloire à Dieu, le nouveau texte prévoit les mots « Et paix sur la terre aux hommes, aimés du Seigneur » à la place de « Et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté » (en latin « et in terra pax homínibus bonae voluntátis »). Même si le latin parle clairement de « bonne volonté », ce changement est dû à une meilleure traduction du texte grec original (comme cela a déjà été fait dans la nouvelle traduction de la Bible CEI de 2008). En effet, la formule du Gloire à Dieu est reprise de l’Évangile de Luc, écrit à l’origine en grec (Lc 2,14, le chant des anges après la naissance de Jésus). De cette manière, on remonte à la source et on ne se limite pas à traduire littéralement la version latine.

LE NOTRE PÈRE
La nouvelle traduction de la phrase latine « et ne nos indúcas in tentatiónem », à la fin de la prière du Notre Père, est désormais bien connue après tant de discussions. Nous ne dirons plus « Ne nous soumets pas à la tentation », mais « Ne nous laisse pas entrer en tentation ». Il s’agit de la traduction approuvée par la CEI dans la traduction de la Bible de 2008. Après de longs débats et discussions, les évêques ont finalement approuvé cette solution en l’introduisant dans la liturgie eucharistique. Il ne s’agit pas d’une traduction littérale du texte grec (qui signifie « porter vers » et donc « induire »), mais d’une adaptation motivée par des exigences pastorales et théologiques. Pour reprendre les paroles du pape François, « nous devons exclure que Dieu soit le protagoniste des tentations qui surviennent sur le chemin de l’homme ». Le texte du Notre Père comporte une autre modification, due cette fois à une traduction correcte de la version latine : l’ajout de la conjonction « aussi » dans la phrase « Comme aussi nous remettons à nos débiteurs » (comme dans les versions espagnole et française).


PRÉFACES ET PRIÈRES EUCHARISTIQUES
Après la prière sur les offrandes, tandis qu’il se lave les mains, le prêtre prononce à voix basse « Lave-moi, Seigneur, de mon péché, purifie-moi de ma faute » au lieu de « Lave-moi, Seigneur, de toute faute, purifie-moi de tout péché ».
Il y a bien six nouvelles préfaces : une pour les martyrs, deux pour les pasteurs, deux pour les saints docteurs (qui peuvent également être utilisées pour les femmes docteurs de l’Église, pour lesquelles il n’existait jusqu’ici aucun texte spécifique), et une pour la fête de Marie-Madeleine.
Dans le récit de l’institution de l’Eucharistie, « S’offrant librement à sa Passion » devient « Se livrant volontairement à la Passion ».
Dans la consécration, on trouve « Se livrant volontairement à la Passion » et, dans l’intercession, « tout l’ordre sacerdotal » est remplacé par « les prêtres et les diacres ».
Dans la Prière eucharistique de la Réconciliation I, on lit « Il prit la coupe remplie du fruit de la vigne » au lieu de « Il prit la coupe de vin et, de nouveau, il te rendit grâce ».
La Prière eucharistique II, l’une des plus utilisées, n’est pas exempte de changements. Après le Saint, le prêtre dira, les bras étendus : « Tu es vraiment saint, ô Père, toi qui es la source de toute sainteté ». Et il poursuivra : « Nous t’en prions : sanctifie ces offrandes en répandant sur elles la rosée de ton Esprit ». Tout cela remplace la formulation précédente : « Toi qui es vraiment saint, toi qui es la source de toute sainteté, sanctifie ces offrandes en répandant sur elles la rosée de ton Esprit ». Le Missel a intégré - en reformulant et en améliorant le texte - la Prière eucharistique V dans ses quatre variantes, ainsi que les deux Prières eucharistiques de la réconciliation.
L’invitation du célébrant au moment de la paix - qui fera défaut durant cette période en raison de la pandémie - change également légèrement. Nous n’entendrons plus « Donnez-vous un signe de paix », mais « Donnez-vous le don de la paix ».
L’invitation à la Communion modifie l’ordre des phrases : non plus « Heureux les invités… Voici l’Agneau de Dieu… », mais « Voici l’Agneau de Dieu… Heureux les invités… », par fidélité au texte latin.
Pour la conclusion de la Messe, une nouvelle formule est prévue : « Allez et annoncez l’Évangile du Seigneur ». Mais les évêques donnent également la possibilité de congédier l’assemblée avec les paroles latines traditionnelles : Ite, Missa est.
Voici les nouveautés les plus intéressantes et les plus faciles à constater que les fidèles trouvent dans les célébrations eucharistiques depuis l’adoption du nouveau Missel romain.


AUTRES NOUVEAUTÉS
La troisième édition italienne du Missel ne doit pas être comprise comme un nouveau texte liturgique, mais comme l’évolution normale du Missel de Paul VI, celui qui est paru après Vatican II (éditions latines : 1970, 1975, 2000/2008), et qui corrige et complète le texte en fonction de l’usage et de l’expérience de la célébration.
À première vue, il n’y a pas de changements radicaux ; il faut toutefois reconnaître une amélioration dans la restauration de certaines expressions et dans le langage utilisé.
• En ce qui concerne le propre de l’année liturgique, quelques ajouts significatifs ont été effectués. Tout d’abord, les messes de vigile de l’Épiphanie et de l’Ascension ont été insérées.
• Un ajout intéressant est celui de la prière sur le peuple pour le temps du Carême. Il s’agit d’un élément traditionnel de la liturgie romaine, présent dans les formulaires du temps du Carême comme élément des rites de conclusion. Le but de cette prière est d’implorer la bénédiction divine sur l’assemblée, au point qu’on lui attribue communément la valeur et le nom de « bénédiction » au sens propre.
À ce propos, des termes soulignent la durée ou la continuité de la bénédiction demandée ; ainsi, en tant que prière finale, elle se prolonge au-delà de la célébration concrète, rejoignant la vie concrète du chrétien, le cours quotidien de son existence et les besoins concrets qui nécessitent la bénédiction et l’aide de Dieu.
• Une autre nouveauté concerne le chant. La troisième édition italienne a choisi d’insérer directement la musique dans le texte du Missel pour certaines parties du propre de la messe. Il ne s’agit pas uniquement d’un aspect éditorial, mais d’une attention bien précise du Missel. En effet, la Présentation de la CEI affirme : « Conscients que le chant n’est pas un simple élément ornemental, mais une partie nécessaire et intégrante de la liturgie solennelle (…) nous avons choisi d’insérer dans le corps du texte certaines mélodies inspirées des formules grégoriennes présentes dans l’édition italienne du Missel romain de 1983, en les adaptant aux nouveaux textes » (Présentation, 3).
• Dans la troisième édition du Missel, nous trouvons également une« amélioration terminologique » non négligeable, tant du point de vue ecclésiologique que liturgique et théologique. À la place de l’ancien titre « Messe sans peuple », nous trouvons le nouveau « Messe à laquelle ne participe qu’un ministre » : de cette manière, on souligne que « l’assemblée des fidèles est toujours et sous toutes ses formes possibles non seulement le sujet intégral de la célébration, mais aussi sa finalité propre, que personne ne peut en aucune manière altérer ».
• Enfin, n’oublions pas le choix d’un langage inclusif dans plusieurs textes. Par exemple, dans l’acte pénitentiel (comme rappelé ci-dessus), dans l’invitation du célébrant après la présentation des dons, où l’on dira : « Priez, frères et sœurs, afin que mon sacrifice, qui est aussi le vôtre, soit agréable… ». De même, dans la commémoration des défunts des prières eucharistiques, il a été choisi d’introduire l’expression « frères et sœurs ». Cela vaut également pour d’autres textes, comme la bénédiction des cendres le mercredi des Cendres et le début de la procession le dimanche des Rameaux. Si, en italien, personne ne pense qu’en disant « frères » on exclut les femmes, il est néanmoins significatif que cette modification ait été introduite dans les textes liturgiques, soulignant l’importance de se savoir assemblée de « frères et sœurs ».

FIDÉLITÉ AU TEXTE LITURGIQUE
Dans la présentation du nouveau Missel, les évêques italiens invitent les pasteurs à étudier attentivement le texte afin d’apprendre « l’art d’évangéliser et de célébrer » et rappellent à chaque prêtre sa responsabilité et sa fidélité envers le texte liturgique qui vient d’être publié, afin qu’il ne s’affranchisse pas de l’autorité et de la communion avec l’Église. Le principe de fidélité, « qui se traduit par un sens vivant de l’obéissance, engage chaque ministre à ne rien retrancher ni ajouter de sa propre initiative en matière liturgique ». En effet, « la tendance superficielle à se construire une liturgie à sa propre mesure, en ignorant les normes liturgiques, ne compromet pas seulement la vérité de la célébration, mais porte également atteinte à la communion ecclésiale ».


Le nouveau Missel romain est un grand don : il représente un renouveau et une invitation à l’approfondir et à l’étudier, non seulement pour tous les prêtres, mais aussi et surtout pour les laïcs !

Nouveau Missel romain : toutes les nouveautés

Cosa troverai in questo articolo?