santa margherita la disabilita e un ostacolo per una vita piena

Editrice Shalom

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Autore: Editrice Shalom

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Sainte Marguerite : le handicap est-il un obstacle à une vie épanouie ?

Sainte Marguerite

Février est le mois où l’on se souvient des malades et de toutes les personnes qui vivent avec un handicap et, cette année, nous voulons nous laisser inspirer par une femme qui ne s’est pas laissé arrêter par ce qui semblait être un destin difficile : Marguerite de Città di Castello. 
La sainte naît à Metola (PU), aveugle, avec des problèmes à la colonne vertébrale et la jambe droite plus courte. Ses parents l’emmènent à Città di Castello, sur la tombe d’un frère mort en odeur de sainteté, pour demander un miracle, mais, n’ayant pas obtenu la guérison de leur fille, ils l’y abandonnent… Ce ne sera que le premier des nombreux abandons et rejets qui l’attendent.
Et pourtant, Marguerite est une sainte. Un exemple de vie chrétienne pour tout le peuple de Dieu.

Comment est-il possible qu’une personne considérée comme un « rebut » de la société soit devenue un exemple à suivre ?

La vie de Marguerite est riche en rebondissements et en événements inattendus, mais le fil rouge qui les relie tous est fait d’amour, d’accueil et de service.
Destinée à vivre en marge de la société et de l’histoire, Marguerite développe, grâce à la foi, une sagesse qui lui permet de connaître Dieu en profondeur.
Le Moyen Âge que vit Marguerite est différent de celui auquel nous sommes habitués à penser ; c’est un Moyen Âge capable de transformer une personne handicapée en figure représentative d’une communauté ecclésiale et civile, et de la compter parmi ses citoyens illustres.


Marguerite s’est accomplie parce qu’elle a aimé Dieu jusqu’au bout ; elle a souffert de ses infirmités non pas avec résignation, mais avec amour ; elle a suivi Jésus en portant chaque jour sa croix très lourde, devenant toujours plus semblable à lui.
Marguerite a aimé le Crucifié et, par conséquent, les crucifiés comme elle. Elle a su absorber les chocs de la vie et, en se laissant aimer par le Père et en embrassant Jésus crucifié, elle a aimé, consolé et aidé, comme elle le savait et le pouvait, toutes les personnes qui, blessées comme elle dans leur corps ou dans leur cœur, en avaient besoin.

Marguerite enseigne que le handicap et la maladie ne sont pas des conditions qui empêchent d’aimer, d’être aimé et d’aimer les autres ; ils n’empêchent pas non plus de faire le bien et de vivre pleinement.
Dans le handicap, comme dans la maladie, est inscrite une vocation à découvrir pour faire de sa vie un chef-d’œuvre.



Avec Marguerite, nous pouvons dire que le seul véritable handicap susceptible d’entraver la découverte de la beauté de la vie est celui d’un cœur fermé et replié sur lui-même : « Dans un contexte historique comme celui de notre époque, où dominent les modèles “gagnants”, liés à la beauté, à la santé, à la richesse et au pouvoir, l’image de Marguerite, une “perdante” aux yeux du monde, sort des normes pour évoquer un système de valeurs inversé, où la dignité de la personne, de chaque personne, qu’elle soit pauvre, malade ou handicapée, occupe la première place » (pape François).


Sainte Marguerite : le handicap est-il un obstacle à une vie épanouie ?

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