« Sentons-nous tous frères » : c’est à cela que vous invite la XXIXe Journée mondiale du malade, qui a lieu cette semaine. Le pape François nous rappelle qu’« une société est d’autant plus humaine qu’elle sait prendre soin de ses membres fragiles et souffrants, et qu’elle sait le faire avec efficacité, animée par un amour fraternel ».
La XXIXe Journée mondiale du malade, célébrée le 11 février en la mémoire de la Bienheureuse Vierge Marie de Lourdes, « est un moment propice », souligne le Saint-Père, « pour accorder une attention particulière aux personnes malades et à ceux qui les assistent, tant dans les lieux dédiés aux soins qu’au sein des familles et des communautés. La pensée va en particulier à tous ceux qui, dans le monde entier, subissent les effets de la pandémie de coronavirus ». Sentons-nous vraiment tous frères, cultivons des attitudes de proximité et d’empathie envers ceux qui souffrent. Inspirons-nous de la Vierge Marie, de sa sollicitude maternelle. Regardons aussi l’exemple des saints que nous commémorons cette semaine.

LUNDI 8 FÉVRIER
Sainte Joséphine Bakhita
À peine âgée de 7 ans, elle fut enlevée au Soudan et vendue plusieurs fois au plus offrant, affrontant des souffrances physiques et morales. Cette expérience tragique lui fit même oublier son véritable nom : celui de Bakhita, qui signifie « Heureuse », lui fut donné ironiquement par ses ravisseurs. Esclave, elle connut tant de cruauté et de douleur. Achetée en 1882 par un consul italien qui l’emmena en Italie, elle eut l’occasion de rencontrer les Sœurs canossiennes de Venise. Le 7 décembre 1893, elle entra au noviciat à la Maison des catéchumènes de Venise. Le 8 décembre, trois ans plus tard, elle prononça ses premiers vœux à Vérone.
Revenue à Venise, elle fut fêtée par les habitants du quartier, qui ne l’appelaient désormais plus simplement Bakhita, mais « Mère Moretta ». Elle était humble, silencieuse et passait ses journées dans l’atelier des jeunes filles, à tricoter et à broder. Elle était prompte à obéir, et les Mères qui furent avec elle durant cette période témoignèrent de sa fidélité à la règle et de sa charité généreuse. En 1902, elle fut transférée à Schio, d’abord chargée de la cuisine, puis de la sacristie et enfin de la conciergerie.
Elle vécut dans la Congrégation pendant plus de cinquante ans. C’était une religieuse ouverte, joyeuse et toujours souriante. Une consœur souligna précisément sa bonté et sa capacité à être optimiste : « Elle était toujours égale à elle-même, toujours souriante… Je ne l’ai jamais vue faire des choses extraordinaires. Sa bonté était extraordinaire… Je me souviens de sa capacité à toujours voir le bon côté des personnes et des choses. Je ne l’ai jamais entendue dire du mal de quelqu’un. Elle excusait les défauts des Sœurs en disant : “Elle aura oublié, elle ne s’en sera pas rendu compte ; cela aura été une impulsion naturelle… De même que chacun a un visage différent, il y a aussi une diversité entre les frères et sœurs ! Ainsi, le Seigneur accorde également des grâces différentes” ». Elle passait de longues heures en prière devant le tabernacle. Au cours des dernières années de sa vie, elle eut de graves problèmes de santé qui la contraignirent à utiliser un fauteuil roulant. On l’accompagnait à l’église, où elle passait des heures en contemplation adorante. Elle mourut le 8 février 1947. La tombe de Bakhita fut bientôt assiégée par des fidèles qui s’adressaient à elle et pouvaient ainsi faire l’expérience des effets surprenants de son intercession. Aujourd’hui encore, sainte Bakhita continue d’intercéder, de venir en aide et de résoudre les problèmes insolubles de ceux qui s’adressent à elle et de ceux qui ne la connaissent pas encore. Redécouvrons cette figure extraordinaire et invoquons avec confiance son intercession.
Pour aller plus loin :
• Prier et vivre la Parole avec sainte Joséphine Bakhita

JEUDI 11 FÉVRIER
Bienheureuse Vierge Marie de Lourdes
Entre le 11 février et le 16 juillet 1858, une jeune fille nommée Bernadette Soubirous a eu dix-huit apparitions de la Vierge Marie dans la grotte de Massabielle. Le message que Marie apporte est un appel à la conversion, à la prière et à la charité. Les miracles et les pèlerinages incessants venus du monde entier font partie de l’histoire passée et présente du sanctuaire de Lourdes. Sa vocation fondamentale est d’être un lieu où l’on rencontre Dieu dans la prière, un lieu où l’on comprend pleinement ce qu’est le service des frères. Les malades et les personnes souffrantes, en particulier, se sentent embrassés par la Vierge Marie et retrouvent cette paix du cœur qui les aide dans les épreuves qu’ils doivent affronter. C’est précisément en souvenir de Lourdes que, à l’initiative du pape Jean-Paul II, la Journée mondiale du malade est célébrée dans le monde entier à cette date depuis 1993. Dans son message pour la XXIXe Journée mondiale du malade, le pape François souligne que « l’expérience de la maladie nous fait sentir notre vulnérabilité et, en même temps, le besoin inné de l’autre. La condition de créature devient encore plus évidente et nous expérimentons de manière manifeste notre dépendance à l’égard de Dieu. Lorsque nous sommes malades, en effet, l’incertitude, la crainte, parfois la consternation envahissent l’esprit et le cœur ; nous nous trouvons dans une situation d’impuissance, car notre santé ne dépend pas de nos capacités ni de notre “acharnement” (cf. Mt 6,27). La maladie impose une question de sens qui, dans la foi, s’adresse à Dieu : une question qui cherche une nouvelle signification et une nouvelle orientation à l’existence et qui, parfois, peut ne pas trouver immédiatement de réponse. » Confions à la Vierge de Lourdes nos frères qui font l’expérience de la maladie. En ce temps si difficile, frappé par la pandémie, implorons son intercession maternelle afin qu’elle nous vienne en aide.
Pour aller plus loin :
• Lourdes. Le mois de février avec Marie
• Lourdes. Neuvaines à la Vierge Marie
• Lourdes. Rosaire à la Vierge Marie
• Lourdes. L’histoire. Les histoires.

JEUDI 11 FÉVRIER
Début de la neuvaine aux saints François et Jacinthe Marto
Commençons aujourd’hui la neuvaine aux saints François et Jacinthe Marto, les deux frères âgés de seulement 9 et 7 ans qui, avec leur cousine Lucie dos Santos, ont eu les apparitions de la Vierge Marie à Fatima du 13 mai 1917 au 13 octobre de la même année.
François et Jacinthe ont été canonisés par le pape François le 13 mai 2017, à l’occasion du centenaire des apparitions de Fatima. Dans le décret sur les vertus héroïques des petits bergers de Fatima, l’Église affirme que les enfants peuvent pleinement parcourir le chemin de la sainteté. Imitons leur exemple et invoquons avec foi leur intercession.
Pour aller plus loin :
• Les apparitions de Fatima
• Les apparitions de Fatima entre histoire et merveille
Lorsque nous ressentons le poids de la croix, tournons notre regard vers la Vierge Marie. Elle qui, au pied de la croix, nous a tous accueillis comme ses enfants, ne nous privera pas de sa caresse maternelle.
Bon cheminement !
