viviamo la pentecoste sette cose da sapere

Editrice Shalom

Tempo di lettura: 6 min
Autore: Editrice Shalom

Cosa troverai in questo articolo?

Vivons la Pentecôte : sept choses à savoir

Pentecôte

La Pentecôte rappelle et célèbre la descente de l’Esprit Saint sur Marie et les apôtres réunis au Cénacle. L’Église considère cette solennité comme, après Pâques, le moment le plus important de toute l’année liturgique. Voici sept choses à savoir pour approfondir notre relation avec l’Esprit Saint, le rencontrer avec davantage de constance et de confiance, afin qu’il nous comble de ses dons.

1. Les origines juives de la fête

Littéralement, le mot Pentecôte signifie en grec le 50e (jour). À l’origine, le peuple juif la célébrait cinquante jours après Pâques. C’était une fête agricole qui coïncidait avec le début de la moisson du blé et la récolte des premiers fruits. Elle est également appelée « fête des Semaines » en raison de sa célébration sept semaines après Pâques.

Le but initial de cette célébration était de remercier Dieu pour les fruits de la terre. Plus tard s’y ajouta la mémoire du don de la Loi, des Dix Commandements écrits sur des tables de pierre et donnés à Moïse sur le mont Sinaï, événement qui marque la naissance du peuple d’Israël. Dans le rituel juif, la fête comportait : l’abstention totale de tout travail, le pèlerinage des hommes à Jérusalem, une assemblée sacrée et des sacrifices particuliers. C’était l’une des trois fêtes de pèlerinage (Pâques, Tentes, Pentecôte), que chaque fidèle juif était invité à célébrer chaque année à Jérusalem.

2. La nouvelle signification de la solennité chrétienne

Dans la chrétienté, la Pentecôte perd sa signification juive pour désigner la descente de l’Esprit Saint, envoyé par Dieu à ses fidèles, cinquante jours après Pâques. Tertullien (155-220) est le premier à témoigner de la Pentecôte comme d’une fête particulière en l’honneur de l’Esprit Saint. À la fin du IVe siècle, la veille de cette fête, on prit l’habitude d’administrer le baptême à ceux qui n’avaient pas pu le recevoir durant la nuit de Pâques. En Occident, à l’époque carolingienne, apparaît l’octave de la Pentecôte, déjà présente en Orient.
La réforme de Pie XII, en 1955, n’a conservé que la célébration de la sainte messe. La célébration de l’octave de la fête a également été supprimée, mettant fin à la célébration liturgique le soir de la Pentecôte.

3. Où se trouve le passage de la Bible qui raconte la Pentecôte

Le passage le plus célèbre de la descente de l’Esprit Saint est raconté au chapitre 2 des Actes des Apôtres. Les apôtres avec Marie, la mère de Jésus, étaient réunis à Jérusalem au Cénacle, où ils se rassemblaient habituellement lorsqu’ils se trouvaient dans la ville. Comme le voulait la tradition, les Juifs étaient venus en grand nombre à Jérusalem pour célébrer la Pentecôte par le pèlerinage prescrit. On lit dans le texte : « Quand arriva le jour de la Pentecôte, au terme des cinquante jours, ils se trouvaient réunis tous ensemble. Soudain un bruit survint du ciel comme un violent coup de vent : la maison où ils étaient assis en fut remplie tout entière. Alors leur apparurent des langues qu’on aurait dites de feu, qui se partageaient, et il s’en posa une sur chacun d’eux. Tous furent remplis d’Esprit Saint : ils se mirent à parler en d’autres langues, et chacun s’exprimait selon le don de l’Esprit. »
Le texte sacré se poursuit avec la première prédication de Pierre. Ainsi commence la marche de la Parole de Dieu qui, partant de Jérusalem, est annoncée au fil des siècles à des hommes et des femmes, en tout lieu et dans toute situation, afin qu’ils fassent l’expérience de la rencontre personnelle avec Jésus-Christ.

4. Les symboles de l’Esprit Saint

L’Esprit Saint est sans aucun doute la personne la plus mystérieuse et la moins connue de la Trinité. Lorsque nous pensons à Dieu le Père, notre expérience de la paternité humaine nous aide ; lorsque nous parlons du Fils, de Jésus-Christ, nous nous souvenons qu’il a été homme comme nous et des traits de son humanité que l’Évangile nous transmet ; mais lorsque nous parlons de l’Esprit Saint, notre imagination vacille… La Bible nous aide cependant par des comparaisons. Des éléments symboliques qui nous aident, à travers ce que nous voyons et entendons, à nous tourner vers l’invisible.

Les plus importants sont : le vent, le feu, l’eau et la colombe. Comme le dit Jésus, il est un vent « qui souffle où il veut : tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va » (Jn 3,8), et nous percevons ainsi sa liberté. Il est souffle, haleine de vie : nous pressentons ainsi sa force. Il est aussi feu qui embrase le cœur et purifie ; il est « eau vive », qui jaillit du cœur du Christ crucifié et qui est source de vie et de fécondité.

L’Esprit est comme une colombe. Dans la Genèse, nous lisons que l’Esprit de Dieu planait au-dessus des eaux et qu’une colombe apporta à Noé un rameau d’olivier (Gn 8,11), annonçant la fin du déluge universel ainsi que le début du salut et d’une nouvelle ère de paix entre Dieu et les hommes. Dans l’Évangile, nous trouvons la colombe lors de l’Annonciation et du baptême de Jésus. Sa signification est celle de la réconciliation entre Dieu et l’homme, qui marque un nouveau commencement, une nouvelle création.

5. Qui est l’Esprit Saint

De nombreuses images servent à dire quelque chose de l’Esprit Saint. Mais l’Esprit n’est pas quelque chose : c’est Quelqu’un. Ce n’est pas un objet : c’est un Sujet. C’est une personne : un « je » qui est un abîme rempli d’amour, de joie, de paix, de sagesse et de vie. Pour faire comprendre qui est l’Esprit Saint, saint Bernard disait : « Si nous imaginons le Père qui embrasse le Fils et le Fils qui reçoit le baiser, nous pouvons dire que l’Esprit Saint est ce baiser – le baiser de l’amour. » Saint Augustin a ainsi admirablement résumé le mystère de la Très Sainte Trinité : l’Amant, l’Aimé, l’Amour. L’Esprit est l’amour que Dieu répand en nous. C’est l’amour qui fait s’embraser en nous les paroles de Jésus. C’est l’amour qui nous enseigne ce qui est bon, saint et agréable à Dieu.

6. Quels sont les dons de l’Esprit Saint

L’Esprit est « le don le plus élevé de Dieu à l’homme, et donc le témoignage suprême de son amour pour nous » (Benoît XVI) et cet amour, nous rappelle saint Paul, « a été répandu dans nos cœurs » (Rm 5,5) et nous sommes devenus « le temple de l’Esprit Saint » (1 Co 6,19).
L’Esprit Saint est l’inépuisable dispensateur de dons et, selon l’enseignement du prophète Isaïe, ils sont au nombre de sept : sagesse, intelligence, conseil, force, science, piété et crainte de Dieu.
Dans la vie du chrétien, ces dons sont reçus avec la grâce du baptême et confirmés par le sacrement de la confirmation.

7. À quels moments invoquer l’Esprit Saint

L’Esprit Saint, reçu au baptême, est un don que le Père est toujours prêt à nous accorder lorsque nous le lui demandons. C’est pourquoi le pape François dit qu’il est important de ne pas oublier l’Esprit Saint dans notre prière : « Nous prions souvent Jésus ; nous prions le Père, en particulier dans le “Notre Père” ; mais nous ne prions pas aussi souvent l’Esprit Saint, n’est-ce pas ? C’est l’Oublié. Et nous avons besoin de demander son aide, sa force, son inspiration », et de « placer sous l’action de l’Esprit Saint notre vie de chrétiens et la mission que nous avons tous reçue en vertu du baptême ».
Lorsque les mots ont du mal à sortir, nous pouvons simplement lui murmurer : « Viens, Esprit Saint ! » ou utiliser l’une des plus belles prières d’invocation contenues dans le magnifique et évocateur hymne « Veni Creator », attribué à l’archevêque de Mayence Raban Maur et datant du IXe siècle. C’est un hymne qui unit prière, méditation et invocation, et tu peux le trouver dans certains livrets disponibles sur notre site, avec de très nombreuses prières d’hier et d’aujourd’hui !

Que ce soit l’Esprit Saint lui-même, maître de la prière, qui nous enseigne le chemin de la prière !
Bonne Pentecôte !


Vivons la Pentecôte : sept choses à savoir

Cosa troverai in questo articolo?